Tout comme partout ailleurs, la gestion des foyers pour jeunes est un problème que rencontrent les responsables locaux de cette municipalité. En effet, sitôt réalisés, ils sont laissés à l’abandon pour manque de personnel. Même si beaucoup d’argent a été dépensé pour leur réalisation, ils ne servent à rien. Cette fois-ci, nous évoquerons deux exemples: il s’agit de celui de Badis et de celui d’Ameddah. Ce dernier subit déjà des dégradations. En plus des vitres cassées, il apparaît de loin que les façades extérieures commencent à s’effriter. «Nous avons saisi plusieurs fois l’APC, en vain. Bien que cette structure soit d’une grande importance pour les jeunes de notre village qui n’ont rien d’autre, elle est laissée à la merci des noctambules qui y passent leurs soirées», nous dira un jeune du village. Pour le président du comité de village, il y a une volonté délibérée des autorités à ne pas l’entretenir. «Les équipements sont déjà acquis. Ils sont déposés dans le parc communal. Avec le temps, ils vont subir eux aussi des dégâts. Peut être, d’ici quelques deux à trois ans, ils seront réformés», ajoutera le deuxième interlocuteur. Certes, si ces maisons de jeunes étaient bien prises en charge dès leur achèvement, la situation n’aurait pas été à ce niveau d’abandon. «Comme, il n’est même pas gardé c’est normal qu’il y ait des personnes qui s’y aventureraient et qui y commettraient des dégradations», enchaînera ce président de comité qui saisira cette occasion d’interpeller pour une énième fois les responsables locaux à ce sujet. Pour le moment, il faut aussi signaler ce que subit la crèche communale au centre-ville comme agissements externes, car elle n’est ni prise en charge par l’APC ni encore moins concédée à un gérant privé. «C’est un gâchis», dira ce passant en nous montrant justement cet édifice implanté à l’entrée du stade communal qui a l’air d’une bâtisse d’une autre époque. Il est temps d’exploiter au mieux toutes ces structures réalisées ici, parce que non seulement elles sont importantes, mais aussi parce qu’elles ont englouti des millions de dinars.
Amar Ouramdane
