Des habitants bloquent la route

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Se disant menacées par les rejets toxiques de l’usine d’un particulier qui se déversent directement dans une retenue collinaire du chef-lieu communal d’Ouled Moussa, 15 kms à l’Ouest de Boumerdès, des dizaines de personnes ont manifesté hier, leur colère et leur indignation. «Nous ne pouvons plus nous taire devant cette atteinte à notre environnement. Ces rejets mettent en péril et notre santé et nos exploitations agricoles», clameront des représentants de cette masse de protestataires. Venus de différents quartiers, les manifestants ont bloqué hier, et durant plusieurs heures, le tronçon de route reliant la localité citée à l’agglomération de H’lalmia, relevant de Boudouaou. Alignés par groupes de cinq séparés d’environ quatre mètres sur cet axe routier, ils ont de ce fait empêche la circulation automobile. Certes, les protestataires avaient la consigne de céder le passage aux véhicules transportant des cas urgents, mais aucun usager ne voulait, de toute évidence, perdre du temps sur ce chemin de wilaya. Les automobilistes ont en effet faire demi-tour et prendre des voies secondaires. Cela créa une anarchie incommensurable. «Si nous avons recouru à cette manifestation c’est pour attirer l’attention sur le laxisme de nos responsables qui n’ont pris aucune mesure pour mettre un terme à la dégradation inquiétante que subit notre écosystème», tiendra à expliquer un membre d’une association culturelle locale. Il insistera pour ajouter : «Nous ne pouvons tolérer plus longtemps l’attitude passive des autorités devant un tel problème qui menace la santé publique et l’économie nationale, car en effet, une importante partie de nos récoltes agricoles est également menacée depuis quelques années». Nous apprendrons que les responsables locaux avaient reçu, il y a plus de deux de semaines, un procès verbal d’une instance étatique de contrôle, attestant du danger induit par les rejets de l’usine sus citée, comme nous l’ont affirmé d’autres villageois. Ces derniers souhaitent donc l’intervention des hauts commis de l’Etat concernés pour faire prévaloir leur droit de vivre dans un environnement sain ne présentant aucune menace pour leur santé. «Et c’est juste une doléance élémentaire facile à concrétiser», commentent des habitants de l’ex-saint-Paul-Saint-Pierre.

Salim Haddou

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