Flanqué de son chef d’état-major et de quelques officiers, le chef du groupement de gendarmerie de Béjaïa, le lieutenant-colonel, Lyes Benoussaid, a organisé, hier, une conférence de presse durant laquelle il a présenté le bilan d’activités de l’année écoulée.
Le point crucial est probablement le nombre d’accidents mortels enregistrés qui ne cesse d’augmenter. 90 personnes sont mortes sur les routes de Béjaïa alors que 940 ont été blessées. La tranche d’âge la plus touchée est celle se trouvant dans la fourchette des 18-40 ans. Si le nombre de blessés a baissé par rapport aux 1 108 enregistrés l’année précédente, le nombre de décès est passé de 78 en 2014, à 90 en 2015. À la question de connaitre les raisons de la différence de chiffres avec ceux donnés par les services de la Protection civile, l’officier supérieur dira que si la Protection civile enregistre les décès constatés sur place, la gendarmerie fait toute une enquête et compte tous les morts dus aux accidents, c’est-à-dire qu’un mois de délai est imparti pour classer une affaire d’accident mortel. Le comandant de groupement s’attend, avec l’introduction de véhicules banalisés, dans le système de contrôle, à une réduction d’accidents dans les prochaines années. Comme le numéro vert qui a permis d’intervenir à temps pour la sécurité des citoyens et dont le nombre d’appels reçus dépasse les 20. 000, les véhicules banalisés, dira l’orateur, ont grandement contribué à la sensibilisation des conducteurs au respect du code de la route. D’ailleurs, fera-t-il savoir, les premières opérations effectuées avaient été axées sur la sensibilisation avant de passer à la verbalisation laquelle a doublé le nombre de retrait de permis pour des infractions dont celle de l’utilisation du téléphone mobile au volant. Dans le chapitre du trafic de drogue, 29 affaires ont été traitées qui se sont soldées par l’inculpation de 42 personnes dont une trentaine incarcérée et plus de 16 kg de kif traité saisis. En outre, 5 affaires ayant trait à la commercialisation de psychotropes ont permis l’arrestation de 4 hommes et une femme en possession de 527 comprimés. Six affaires de meurtre sur les sept, enregistrées l’année passée, ont été élucidées alors que la septième est en cours d’instruction. Intervenant, présentement, sur la moitié du territoire de la wilaya, la gendarmerie nationale compte élargir ses compétences géographiques en ouvrant d’autres brigades et pourquoi pas des annexes au niveau des communes les plus importantes géographiquement telle que celle du chef-lieu de wilaya. Dans un proche avenir, soulignera le premier responsable de la gendarmerie à Béjaïa, il sera procédé à l’implantation de brigades à Bouhamza, Tizi N’Berber, Aït Mellikeche et Seddouk en attendant de trouver d’autres assiettes foncières pour étendre le périmètre d’intervention à l’ensemble des communes de la wilaya. Dans le même sillage, l’orateur fera savoir que son groupement possède trois sections d’intervention spéciales implantées à Béjaïa, Akbou et Kherrata lesquelles aident énormément les brigades. Enfin, pour mettre un terme à l’insécurité qui règne dans certains endroits réputés, pourtant, comme lieux touristiques, la gendarmerie prévoit des plans d’actions «coups de poing» en collaboration avec les services de police et auxquels seront conviés les journalistes, promettra le conférencier.
A. Gana

