Les transporteurs des quatre villages du douar d’Amdoun N’Seddouk, assurant la navette vers la ville de Seddouk, sont revenus vers de meilleurs sentiments en retournant à l’ancien tarif de transport, soit 25 dinars la place. La genèse de cette affaire. Suite aux augmentations des prix des carburants décidés par les pouvoirs publics, ces transporteurs de voyageurs d’Amdoun n’seddouk ont décidé d’augmenter les tarifs de transport sans consulter, au préalable, leur tutelle (la direction des transports de Béjaïa), et les représentants des villages (les notables) relevant ainsi le tarif de 25 dinars appliqué précédemment pour les quatre destinations à 30 dinars jusqu’à Lokri et 35 dinars à Seddouk Oufella. Cette discrimination n’a pas été du goût des citoyens de Seddouk Oufella qui sont les premiers à monter au créneau pour crier à l’injustice. Si l’on s’en tient à cela, le mécontentement induit par cette décision unilatérale des transporteurs à fait boule de neige en gagnant les populations des quatre contrées. Cette décision a soulevé alors le courroux des usagers des quatre villages qui, par le biais de leurs notables, ont saisi les autorités locales. Les notables sont allés même jusqu’à prendre une initiative de sensibiliser les usagers à prendre les bus de la commune de Beni Maouche transitant par le douar d’Amdoun n’Seddouk qui eux n’ont pas augmenté leurs tarifs. L’avis y afférent a été affiché à Lokri. Les transporteurs des voyageurs ont alors décidé d’engager un coup de force pour imposer leurs nouveaux tarifs en décidant de faire grève le Mardi passé. Peine perdue pour eux puisque, dans la même journée, une note leur a été parvenue de la direction des transports de Béjaïa leur demandant de retourner aux anciens tarifs en attendant la décision des pouvoirs publics d’augmenter ou pas les tarifs de transport. Evidemment, les transporteurs obéissant à la missive de leur tutelle, ont suspendu leur grève qui n’a duré finalement qu’une journée en reprenant du service le lendemain, Mercredi, en application en sus de l’ancien tarif de 25 dinars. La situation s’est, donc, normalisée.
L. Beddar
