Les transporteurs de voyageurs desservant les lignes urbaines du chef-lieu de la wilaya de Bouira ont observé avant-hier, une journée de grève, afin de réclamer la validation d’une augmentation des tarifs de 05 DA, soit de 15 à 20 DA. Ces transporteurs qui exècrent sur les lignes 1, 2, 5, Ouled Bellil et Ouled Bouchia, justifient cette augmentation par l’augmentation du prix du gasoil. Une hausse du ticket estimée à 35% qui n’a pas manqué de susciter le mécontentement des usagers qui refusent de se soumettre à ce qu’ils qualifient de «diktat» de ces transporteurs privés, d’autant plus que l’augmentation en question a été décidée «unilatéralement» par ces opérateurs, sans avoir l’aval de la Direction des transports. C’est, à cet effet, que les responsables de la direction des transports de la wilaya ont refusé de valider cette augmentation jugée «illégale» et ont «conseillé» aux usagers de ne pas s’acquitter de l’augmentation et de signaler à ses services les «contrevenants». Une décision qui ne semble pas «agréer» les transporteurs qui mettent, pour leur part, en avant l’augmentation «importante» du prix du gasoil au début de l’année. «Cette augmentation de 5 DA demeure vitale à la continuité du travail. Car nos revenus ne supportent plus face à la cherté du prix du mazot», nous dira l’un des transporteurs grévistes, avant d’ajouter : «Les responsables de la direction des transports ainsi que ceux de la wilaya doivent impérativement nous valider cette augmentation du prix du ticket, faute de quoi, beaucoup de transporteurs cesseront leur activité notamment ceux qui possèdent des fourgonnettes. Nous nous adressons également aux citoyens de la ville et aux usagers de nos lignes pour se solidariser avec nous, car on souffre !» À noter finalement que cette grève n’a pas été sans conséquence sur les déplacements des citoyens, particulièrement les fonctionnaires, les élèves et les étudiants, qui ont été surpris, dès les premières heures de la matinée d’hier, par cette grève.
O. K.
