Les adjoints de l'éducation menacent d’une grève ouverte

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Il n’est plus question pour les adjoints de l’éducation de faire marche arrière, et ce, jusqu’à satisfaction de leurs revendications. La coordination nationale des adjoints de l’éducation a brandi la menace d’observer un arrêt de travail demain. Un mouvement de protestation qui sera appuyé par un rassemblement devant l’annexe du ministère de l’Education nationale à Ruisseau. Ce syndicat a, par ailleurs, lancé un appel à l’ensemble des adjoints de l’éducation pour adhérer massivement à ces mouvements de protestation. La coordination en question a également appelé les adjoints de l’éducation exerçant dans les wilayas du Sud du pays à prendre part à ce mouvement de protestation, en organisant des sit-in devant les directions de l’éducation. La coordination nationale de cette catégorie de travailleurs, affiliée au syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE), a pris la décision de décréter ce mouvement de protestation dans le but d’exiger la prise en charge de leurs préoccupations qui datent depuis plusieurs années. Cette entité syndicale a, dans ce sens, appelé le département de Nouria Benghebrit à mettre en place un calendrier pour la prise en charge des revendications des adjoints de l’éducation. «La non-prise en charge de nos revendications ne fait qu’inciter davantage cette catégorie de travailleurs à aller plus loin dans leur lutte syndicale», lit-on dans le communiqué de ce syndicat. Les adjoints de l’éducation ont menacé d’aller vers le boycott des tâches administratives et des examens officiels. Pis encore, la coordination des adjoints de l’éducation a brandi la menace d’enclencher une grève ouverte, tout en incombant la responsabilité de ces actions à la tutelle. Les revendications des adjoints de l’éducation tournent autours de «la régularisation de la situation des adjoints, ainsi que des adjoints principaux de l’éducation à travers leurs promotions de grades de base à superviseur de l’éducation en laissant le soin au ministère de trouver la meilleure formule, et ce, dans le but de mettre fin définitivement au système actuel de grades. L’organisation a soulevé également, la nécessité d’annuler le contenu de la circulaire 003 qui concerne le grade de superviseur de l’éducation, et ce, en revalorisant l’expérience professionnelle sur la base de 10 ans et de 20 ans afin de prétendre au grade de conseiller de l’éducation. Le SNTE demande également la création de nouveaux postes pour les conseillers de l’éducation et les conseillers formateurs de l’éducation, comme cela a été fait pour le corps des enseignants».

L.O.Challal

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