Comme convenu, les représentants du ministère de l’Education nationale se sont réunis hier avec les représentants des adjoints de l’éducation. Le département de Mme Nouria Benghabrit a répondu favorablement à l’essentiel des préoccupations des adjoints de l’éducation affiliés au syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE). L’ordre du jour de cette rencontre a tourné autours de la plate-forme de revendications des 55 000 adjoints de l’éducation mentionnée dans le communiqué 02/2016 et le complémentaire du communiqué publié le 18 janvier 2016. Une réunion qui intervient suite à la menace brandie par la coordination nationale des adjoints de l’éducation d’observer un arrêt de travail et plusieurs rassemblements de protestation le 25 janvier dernier. Contacté par nos soins, le coordinateur national de ce syndicat, M. Mohamed Ouadah, nous a signifié : «nous nous sommes mis d’accord avec les représentants de la tutelle pour la mise en place d’une commission mixte entre ces deux parties en vue d’étudier les problèmes des adjoints de l’éducation restés en suspens». Les deux parties concernées ont, lors de cette réunion, abordé les dossiers de la promotion et de l’intégration de cette tranche de travailleurs. Lors de cette rencontre, les adjoints de l’éducation ont pu arracher l’une de leurs principales revendications qui est la promotion des adjoints principaux titulaires de diplômes d’études universitaires appliquées (DEUA) au superviseur de l’éducation. Le coordinateur national des adjoints de l’éducation a indiqué qu’il a été convenu à l’issue de cette réunion, la promotion des superviseurs ayant une licence au grade de superviseur principal de l’éducation. Une réunion du bureau national de la coordination nationale des adjoints de l’éducation est prévue pour aujourd’hui afin d’évaluer les résultats de leur rencontre avec les représentants du ministère de l’Education, pour décider de la suite à donner à leur mouvement de protestation, a ajouté notre interlocuteur. Il y a lieu de rappeler que les revendications des adjoints de l’éducation s’articulent autours de «la régularisation de la situation des adjoints, ainsi que des adjoints principaux de l’éducation à travers leurs promotions de grades de base à celui de superviseur de l’éducation en laissant le soin au ministère de trouver la meilleure formule, et ce, dans le but de mettre fin définitivement au système actuel de grades. L’organisation a soulevé également, la nécessité d’annuler le contenu de la circulaire 003 qui concerne le grade de superviseur de l’éducation, et ce, en revalorisant l’expérience professionnelle sur la base de 10 ans et de 20 ans afin de prétendre au grade de conseiller de l’éducation. Les adjoints de l’éducation exigent également « la création de nouveaux postes pour les conseillers de l’éducation et les conseillers formateurs de l’éducation, comme cela a été fait pour le corps des enseignants ».
L.O.Challal
