Indubitablement, la justification de l’appartenance des édifices publics au patrimoine communal pose des problèmes lorsque, par exemple, des enveloppes financières leur sont allouées pour leur restauration. D’ailleurs, les APC sont, souvent, confrontées au rejet de leurs conventions par les contrôleurs financiers exigeant de leur fournir des documents justificatifs de leur inscription dans le patrimoine de la commune. Dans cette commune rurale, les procédures de les inscrire comme patrimoine communal sont entamées. Nous avons déjà régularisé toutes les écoles primaires. En effet, maintenant, nous avons tous les justificatifs nécessaires au niveau des services des domaines », nous confiera une source proche de l’APC. Et d’ajouter: » les procédures sont en cours pour tous les autres édifices ». Il s’agit des autres locaux existant sur le territoire de la municipalité. Notre source nous citera, par exemple, le marché hebdomadaire, le parc communal, le stade de football, les antennes de mairie, le siège APC, les logements, etc. Dans ce chef-lieu où presque rien n’est organisé comme entité urbaine, des locaux éparpillés ici et là à l’exemple de l’ex-dépôt de la Sempac ou encore les locaux situés juste à côté loués durant des années pour un gérant d’auto-école, et une menuiserie, ne figuraient pas jusque-là sur les biens communaux. Cette opération décidée par l’actuel exécutif, permettra de répertorier et d’inventorier tout le patrimoine municipal de manière légale. » L’opération tire à sa fin. Des dossiers sont ficelés et déposés au service des domaines ainsi qu’à la conservation foncière », conclura la même source. Cette initiative est prise, donc, en vue d’éviter tout squat d’un tel ou tel équipement par une personne l’ayant loué par exemple durant des décennies. Concernant les édifices ayant fait objet de dotation, nous avons appris qu’ils ne peuvent plus être réintégrés dans le domaine communal. Il s’agit par exemple des bureaux postaux, de la polyclinique, des unités de soins ainsi que les CEM et le lycée, inscrits dans les biens du ministère de l’Education nationale. En tout cas, c’est une façon de mettre fin à tout litige entre un service et un autre.
Amar Ouramdane
