La révision des Plans communaux de développement (PCD) à la baisse est déjà mise en exécution. La commune de Draâ Ben Khedda a reçu une enveloppe de moins de deux (02) milliards de centimes, soit exactement 17 millions de DA (moins de 50%) contrairement aux années précédentes durant lesquelles l’État octroyait une cagnotte de quatre (4) milliards de centimes pour chaque commune. Le maire de Draâ Ben Khedda, M. Mohamed Sbahi, nous a reçus dans son bureau et nous a fait un tour d’horizon des préoccupations de la population. Pour ce faire, il nous avance, austérité oblige, que seulement quatre (4) opérations ont été retenues dans ce cadre. Il nous dira que, selon la séance d’arbitrage du 18 janvier 2016 présidée par le wali, les reliquats des exercices précédents ne seront pas reversés au Trésor public. Ils peuvent être utilisés officiellement pour d’autres opérations choisies par priorité au niveau des APC. «En ce qui nous concerne, dans le cadre des PCD 2016, nous avons retenu quatre projets importants. Il s’agit des travaux d’achèvement de l’annexe administrative (antenne APC) à la cité EPLF, des travaux d’achèvement et clôture de l’aire de jeux à la cité Oukrine (cité Nouvelle). J’ai commencé la première tranche sur le budget de la commune et l’autre tranche sur ces PCD, de la réalisation d’un réseau d’assainissement à la cité CAPER sise à Aïn Faci sur 300 ml et enfin, la rénovation de la conduite d’AEP à la cité Hamouma sise au chef-lieu sur 2 500 ml», soulignera-t-il. Pour le P/APC, le chef-lieu et tous les villages de la commune méritent une attention particulière. Cependant, «il faut aller doucement mais sûrement et selon les priorités de l’heure», dira-t-il. Ainsi, les projets envisagés depuis des années ne seront pas prêts d’être réalisés cette année. «Nous essayons de conjuguer toutes les sources de financement pour satisfaire tout le monde», dira-t-il. Et d’enchaîner : «Pour toucher un peu plus, j’ai instruit le service de comptabilité pour me dresser un tableau des reliquats et là nous verrons tout ce qui pourrait être réalisé sur le budget de la commune et sur les PCD». À la question des travaux qui traînent au niveau des deux jardins, à l’entrée Est de la commune, le maire explique : «Celui qui est à proximité du pont, il a été inscrit à l’indicatif de la commune, dans le cadre du FCCL. Une réévaluation a été faite pour achever le jardin qui sera clôturé et réceptionné. Le deuxième, à l’entrée, sur les PCD. Nous comptons les achever dans deux mois». Quant aux malfaçons relevées dans ces différents projets, le maire précise : «Il y a un suivi qui se fait par différentes subdivisions : SLEP, SUCH, Hydraulique entre autres. Une fois toutes ces subdivisions approuvent les travaux et signent, je suis le dernier à apposer le cachet de la mairie et ma signature et au cas où des malfaçons sont réellement relevées, nous interpellons l’entreprise pour y remédier». Quant à l’aménagement urbain, notamment le boulevard colonel Amirouche, le premier magistrat de la commune apporte une précision sur ce qui se dit : «L’autre côté du boulevard Amirouche ne tardera pas (entre 15 à 20 jours) à connaître des travaux similaires d’amélioration urbaine sur les budgets de la commun».
Arous Touil
