La campagne oléicole de cette saison 2015-2016 tire à sa fin avec un apport de plus de 10% par rapport à l’année dernière, avons-nous appris auprès de M. Aït Abderrahmane Hamza, propriétaire d’une huilerie moderne, sise au village Aït Khelifa dans la commune d’Abi Youcef. «Cette année, le rendement moyen par quintal est de 22 à 25 litres au minimum, contrairement à l’année écoulée où le rendement n’a pas excédé les 18 litres par quintal, ceci concernant l’olivier dit ‘Aabassi’ ou ‘Avarani’ que l’on trouve partout en grand nombre dans tous les vergers de Kabylie. L’autre espèce d’olivier dit ‘Azeradj’, dont les grains sont minuscules, que l’on trouve aussi en nombre important chez nous, extraie beaucoup plus d’huile que le premier cité d’où le rendement de ce dernier, cette année, varie entre 28 à 35 litres par quintal et parfois, nous arrivons à extraire jusqu’à 40 litres pour la même quantité d’olives pressées». Cependant, expliquera-t-il, «il faudrait prendre en considération les régions de provenance des olives, car la qualité du fruit diffère d’un endroit à un autre compte tenu du climat, de la pluviométrie, de l’ensoleillement, mais également du travail de la terre et de l’entretien des oliviers». À titre d’exemple, le père de Hamza, nous citera les villages Tikilsa, Aït Ali Ouyahia, Taourirt Ali Ounacer, Tikaatine, Menia, des villages exposés au soleil et qui se trouvent dans la commune d’Iferhounène, «dont le rendement et la qualité sont supérieurs aux autres régions situées au Nord, à l’ombre du soleil», a-t-il notifié. D’ailleurs, c’est ce que nous avions vérifié chez un exploitant d’une huilerie traditionnelle, sise au village Tikaâthine, dont les informations convergent avec celles données par le propriétaire de l’huilerie moderne. En revanche, la différence entre le moderne et le traditionnel, c’est que dans le premier moulin tout se fait automatiquement et la presse moud le grain jusqu’à à en former une poudre, tandis-que la presse du second n’a pas la même puissance que le premier pour transformer le grain en patte et extraire toute l’huile de ce magnifique fruit utilisé autrefois par nos ancêtres dans les soins de diverses maladies, telles la toux, les maux d’estomac, les rhumatismes… etc. Néanmoins, l’huile de la presse moderne est plus fluide que celle obtenue par voie traditionnelle, dont le liquide est plus épais et a un meilleur goût, selon de nombreux témoignages recueillis sur les lieux.
A.M.
