Le président de l’association nationale des commerçants, M. El Hadj Tahar Boulenouar, a appelé hier, le gouvernement à encourager davantage la production nationale, notamment suite à la réduction de la facture des importations. Suite à la mise en place des licences d’importation et la dévaluation du dinar, la facture des importations a connu une réduction considérable, depuis le début de l’année en cours. Cela on peut même le constater dans les différents épiciers au niveau national, où beaucoup de produits alimentaires, notamment les dérivés du lait, ne sont pas présents sur les étals des commerces. Ce recul qui est estimé à 10%, selon M. Boulenouar, a touché presque tous les produits. L’interlocuteur a précisé que les restrictions imposées, ces derniers mois, ont contraint les opérateurs à importer moins. Cela est un bon signe pour l’économie nationale, mais «est-ce que la production nationale peut actuellement combler ce vide ?», s’est-t-il interrogé. «On constate sur le marché l’absence de beaucoup de produits de l’importation mais en revanche, les usines nationales n’ont pas augmenté leurs productions», a martelé M. Boulenouar. En effet, la réduction des importations doit être accompagnée, a-t-il soutenu, «par une forte production nationale pour ne pas se trouver face à une situation, où la demande dépasse l’offre, qui ouvre par la suite la porte à la manipulation des prix et au monopole». «Le gouvernement doit encourager et inciter les usines à augmenter leurs productions, en tenant compte de deux facteurs importants. Il s’agit de la nécessité d’assurer une meilleure qualité et de maintenir la stabilité des prix», a plaidé M. Boulenouar. Ce dernier a mis l’accent, également, sur la nécessité de trouver une solution immédiate à la dévaluation du dinar qui ne cesse de chuter, notamment ces derniers temps. Par ailleurs, les services des douanes ont fait savoir, avant-hier, que la facture des importations du lait en poudre, crèmes de lait et matières grasses laitières, utilisées comme intrants dans la filière laitière, a reculé à 43,787 millions de dollars en janvier 2016, contre 62,791 millions de dollars en janvier 2015, selon l’APS.
Samira Saïdj
