Saharidj L’opération est lancée depuis 2013 – Les bénéficiaires du RHP s'impatientent

Les quarante bénéficiaires de l’opération résorption de l’habitat précaire (RHP) du chef-lieu de commune de Saharidj commencent à afficher des signes forts d’impatience, face au retard mis pour la délivrance des autorisations réglementaires aux fins de lancer les travaux de rénovation de leurs habitats vétustes, bien que des décisions individuelles leur soient remises en novembre 2013. Une source proche de ce dossier affirme que l’opération en question bute sur un avis défavorable émis par la SDC membre de la commission technique à cause du survole de certaines de ces habitations par des lignes de moyenne et basse tension, ce qui pose le dilemme de « la poule et l’œuf » sachant que ce gros centre urbain est un ancien camp de concentration, aménagé par l’administration coloniale sans électricité à l’époque entre 1957 et 1959, un centre de regroupement qui comprend pas moins de cinq cités, à savoir Tayda Lemsara la cité Ath M’hend, celle Ouarab, Ighil Ouzekur et, enfin, la cité Ighil Hemad et Ath cheikh. La même source affirme qu’une opération de régulation a été lancée en même temps que ce projet du RHP et que l’étude du dossier, qui a été confié à un bureau d’étude technique domicilié à Bouira et les réserves foncières, a été ficelée depuis deux mois. Le wali interpellé à ce sujet, lors de sa dernière visite d’inspection dans cette municipalité qui remonte au début du mois en cours, a instruit les autorité locales de faire avancer rapidement ce dossier d’où l’instruction donnée par l’actuel chef de daïra à la SDC, selon toujours la même source, de traiter les dossiers au cas par cas, sachant que de nombreuses habitations ne sont pas touchées par ce survole des lignes électriques de façon à ce que les bénéficiaires non concernés peuvent commencer les travaux immédiatement. Pour le reste, un obligatoire déplacement de lignes électriques, auquel il faudrait trouver une source de financement s’impose. Toujours est-il que la colère des bénéficiaires s’explique par un manque de communication entre administrateurs et administrés, un cas de figure constaté dans tous les secteurs et qui est à l’origine de subites montées au créneau des citoyens qui prennent de court à chaque fois les autorités, notamment les APC et daïra qui sont on contacte directe avec la société civile, un manque de communication interprété comme du mépris par les citoyens à leur égard.

Oulaid Soualah