Depuis avant-hier, la circulation automobile entre la commune de Bounouh et Bouira est bloquée au niveau du col dit Tizi-Oujaâvouv. En effet, situé à plus de mille deux cents mètres d’altitude, ce versant de la municipalité est recouvert d’un manteau blanc. Ainsi, les travailleurs devant rallier la wilaya de Bouira se sont absentés durant deux jours faute de moyens de transport. Certes, l’APC a mobilisé ses engins, mais seul le tronçon entre le chef-lieu et le village Helouane qui a pu être dégagé. « Nous continuons à activer sur cet axe. J’espère que d’ici la fin de l’après-midi (hier), nous arriverons à dégager la couche de poudreuse qui a été quand même importante. En dépit de ces désagréments, c’est de bon augure pour le restant de la saison hivernale. Ces chutes de neige réconfortent les habitants de cette contrée, après une sécheresse qui n’a que trop duré », nous répondra M. Rabah Makhlouf, en sa qualité de maire, que nous avons joint au téléphone. D’ailleurs, notre interlocuteur rassurera les habitants de Helouane que, dans au maximum une dizaine de jours, ce sera la mise en service du gaz naturel. « En principe, tout sera prêt avant la fin du mois de mars. Les essais sont presque terminés. C’est juste une question de jours et notre commune sera couverte en gaz naturel à 100% », enchaînera notre interlocuteur. Par ailleurs, il faudra signaler que les villages de la commune de Boghni, à l’exemple d’Ath Koufi et de Mahvane, ont eu leur part de neige. Mais, dans ces coins au pied du majestueux Djurdjura entièrement recouvert de neige, les habitants ne souffrent plus du froid car le gaz naturel est mis en service dans cette contrée depuis plus de deux ans pour certains villages. Aussi, ces importantes chutes de neige ont tout de même redonné une beauté magnifique pour ces montagnes du Djurdjura. D’aucuns, déjà pensent à les escalader dès le retour du beau temps. « Il y a eu quand même beaucoup de neige. D’ailleurs, dernièrement et plus précisément le deux mars dernier, nous avons tenté d’arriver au lac Tamda Ouguelmine, à 1 740 mètres d’altitude, mais les couches de neige dépassant par endroits un mètre nous ont bloqués. Il faudra attendre une accalmie pour reprendre nos randonnées », nous confiera M. Abdelkader Hamzaoui, amateur de randonnées pédestres et un défenseur infatigable de l’environnement dans cette région.
Amar Ouramdane
