Béjaïa Campagne de récupération des assiettes foncières relevant du domaine de l’État – La démolition des constructions illicites continue

L’APC de Béjaïa a mené, avant-hier, une opération de démolition de deux constructions illicites, érigées sur des terrains domaniaux au niveau de la localité dite « La Zone », a-t-on constaté sur place.

Cette opération, entrant dans le cadre d’une vaste campagne visant la récupération des assiettes foncières relevant du domaine de l’État, lesquelles ont été squattées par des particuliers, s’est déroulée en présence du P/APC, A. Merouani, et des services de sécurité. «Il s’agit d’abord de la destruction d’une baraque érigée par un individu sur une voie faisant partie du circuit du nouveau plan de circulation de la ville de Béjaïa. La récupération de ce terrain squatté permettra de réaliser une voie, qui relira le boulevard Krim Belkacem à la route des Aurès. L’ouverture de cette nouvelle voie désengorgera la ville de Béjaïa qui étouffe», nous a indiqué le chargé de communication à l’APC de Béjaïa. En plus de cette baraque, l’APC de Béjaïa a procédé à la démolition d’une clôture construite sur une voie publique. Notre interlocuteur a précisé que cette opération, qui continuera incessamment, «s’inscrit dans la volonté de l’APC de Béjaïa de récupérer un ensemble de terrains relevant du domaine privé de l’État, qui a fait objet de dilapidation ou de squat par des individus». Pour rappel, fin février dernier, l’APC de Béjaïa, qui a tout le soutien du premier magistrat de la wilaya, s’est attaquée aux squatteurs de la baie des Aiguades, lesquels avaient porté atteinte au paysage paradisiaque que recèle ce site naturel, en y érigeant des baraques de fortunes. Pas moins d’une dizaine de baraques ont été détruites au niveau de cet endroit, lors de cette opération de démolition. Par ailleurs, au début du mois en cours, l’APC de Béjaïa a libéré le camp de la Marine, un site historique datant de l’ère coloniale, d’un indu occupant. Cet individu avait transformé ce site, qui servait de caserne d’emprisonnement durant la guerre de Libération nationale, en une étable.

B. S.