L’écrivain y a présenté son livre "Allah au pays des enfants perdus" – Akouche Karim à Raffour

C'est sur invitation des jeunes bénévoles, qui gèrent la bibliothèque centrale aménagée au dernier étage d'Akham l'aarch à Raffour, que l'auteur Akouche Karim a présenté, avant-hier, vendredi, sa nouvelle œuvre «Allah au pays des enfants perdus».

En parallèle, une vente dédicace a drainé une importante foule composée en majorité de jeunes universitaires et d’enseignants mais aussi d’hommes de lettres et de culture. Une sorte de rencontre littéraire riche en informations et échanges d’idées et d’opinion, particulièrement durant les débats ouverts à la fin de la conférence de l’auteur qui présenta son œuvre mais qui s’est aussi lancé dans une profonde analyse de la situation socioculturelle du pays et les retombées négatives des effets religieux, qui, selon l’auteur, s’invite et s’impose dans tous les secteurs et domaines. Cette conférence qui a duré plus d’une heure devant une salle archicomble d’une foule qui buvait ses paroles dans un silence presque solennel, tellement l’orateur a su captiver l’attention des participants, notamment en abordant les sujets des plus sensibles cités dans son livre, tel le problème identitaire, le combat de la femme, le désespoir de la jeunesse à l’origine d’une régression de la société et ses retombés négatives sur la génération montante, à cause d’un extrémisme religieux qui gangrène le pays cinquante ans après l’indépendance, en se lançant dans un véritable réquisitoire contre la politique dans ce domaine. Notons que Akouche Karim, auteur dont le premier roman est intitulé « J’épouserai le petit prince » édité en 2014, homme de théâtre avec ses deux pièces «Qui viendra fleurir ma tombe» et «Toute femme est une étoile qui pleure», poète et journaliste chroniqueur au journal Huffington Post au Québec avec des thèmes variés, tel que l’identité berbère, sur l’islamisme, la femme, sur la liberté d’expression, la laïcité et la bien-pensance et enfin le capitalisme, il est aussi dramaturge. Rappelons que l’auteur était accompagné par le responsable de l’édition Frantz Fanon, le premier qui a pris la parole pour donner un bref aperçu sur l’œuvre de Akouche Karim en soulignant que c’est un roman libérateur qui rend justice a une jeunesse désemparée oubliée par les politiques.

Oualid Soualah