«Nous ne bénéficions pas de projets comme les autres villages», nous dira un représentant du comité de ce village, situé dans la grappe de Tamdikt. En effet, pour demander leur part de développement, une délégation a transmis ses revendications au chef de la daïra de Tizi-Gheniff. » Nous avons énuméré tous les manques et ils sont nombreux. Maintenant, nous attendons que des décisions soient prises parce que les autorités de notre commune n’ont jamais répondu à nos revendications », ajoutera un autre représentant. Celui-ci commencera pas évoquer l’aire de jeux. » Nos jeunes n’ont pas où aller. La seule structure que nous avons est ce stade, qui est dans un état piteux ; c’est pourquoi nous avons demandé son aménagement », nous expliquera notre deuxième interlocuteur. Par ailleurs, nous avons relevé que le réseau d’assainissement est inexistant parce que les habitants recourent toujours à des fosses septiques incommodes. En outre, il nous a été donné d’apprendre que 75 foyers ne sont pas branchés au réseau d’électricité et recourent à des branchements illicites chez des voisins. Sans doute, ce sont des habitations situées en dehors de l’agglomération. » Vous savez, nous souffrons aussi du manque d’éclairage public. S’agissant d’une zone d’élevage, tout le monde vit la peur au ventre. Les voleurs n’hésitent pas à s’aventurer dans les étables », signalera un autre intervenant. Pour le moment, selon d’autres habitants, les travaux du raccordement au réseau du gaz naturel ne sont pas lancés, pourtant, ajouteront-ils, l’opération est retenue. « Nous recourons toujours au chauffage au bois sec. Le gaz butane coûte cher. Nous payons la bonbonne à 250 dinars. Combien faudra-t-il de bonbonnes pour passer l’hiver? », s’interrogera le premier interlocuteur. Certes, l’APC a mis à la disposition des habitants des bacs à ordures, mais le passage du tracteur n’est pas régulier. » Quand ces bacs à ordures débordent, non seulement, des odeurs nauséabondes s’y dégagent, mais il y a aussi des animaux, tels les chiens et les chats, qui y rôdent et qui les traînent partout », regrettera un autre membre dudit comité. Enfin, les habitants de D’Hous demandent une passerelle qui leur permettra de traverser l’oued en toute sécurité surtout lorsque ce cours d’eau déborde. En somme, c’est toute une plate-forme de revendications qui attend sa concrétisation, à défaut de quoi, les habitants menacent de passer à des actions de rue.
Amar Ouramdane
