Pas moins de trois terroristes ont été mis hors d'état de nuire, avant-hier samedi à l'Est de Sidi Ali Bounab dans la commune de Tadmait, suite à une intervention militaire qui s'y poursuit.
Mais au même temps, d’autres détachements locaux de l’ANP étaient, aussi, sur le pied de guerre aux zones sensibles voisines de Ghzerwal et de Mizrana. Nos sources nous ont informés que les forces locales de sécurité ont synchronisé ces opérations sur la base des aveux d’un terroriste capturé au cours de la semaine dernière à Bordj Ménaiel, à 26 kms à l’Est de Boumerdès.
Âgé de 45 ans environ et répondant aux initiales D. M, ce sanguinaire originaire du quartier Bousbaâ, au centre urbain cité avait pris le maquis au milieu de la décennie noir (les années 90). Une information persistante avait, au début de l’année 2003, fait état de son élimination lors d’une opération militaire déclenchée dans ladite contrée. Mais, il fut signalé aux côtés de ses acolytes lors de moult faux barrages au niveau des fiefs de l’ex gspc, quelques semaines plus tard. Capturé à présent, cet ancien membre de la phalange d’El Ansar, sempiternellement annihilée suite aux différents coups de boutoir de l’ANP, qui tente vainement de recoller ses morceaux, guide actuellement ces nouvelles opérations militaires.
Celle enclenchée, samedi dernier, sur les hauteurs de Tadmait près du douar d’Aït Ouarzeddine, s’est déjà soldée par l’anéantissement de trois terroristes. Confirmée par un communiqué de presse de la défense nationale, cette information fait aussi état de la récupération, au terme de l’engament militaire, de trois pistolets mitrailleurs de type klachnikov, de six chargeurs, d’une paire de jumelles, d’une quantité de munitions, des outils de fabrication d’explosifs, de trois téléphones portables et divers objets. Le même communiqué a précisé que l’un des trois terroristes éliminés, dénommé R. Khoutir, a rejoint les groupes terroristes armés en 2008 au niveau de la même forêt où il a été abattu. Nos sources laissent entendre que les deux autres sanguinaires neutralisés sont originaires, l’un de Tizi-Ouzou et l’autre de Bouira.
Il s’agit, donc, bel et bien, peut-on soutenir, de résidus de certaines seriates islamistes des trois wilayas, ayant tenté en compagnie de leurs acolytes, au nombre indéterminé de se regrouper dans cette partie Est du massif forestier de Sidi Ali Bounab. Et le prolongement, hier, de la même opération militaire dans d’autres monts voisins est loin d’être fortuite. En plus des renforts qui affluaient vers la partie Ouest du vaste maquis précité à l’instar du poste 09, ou Iwaryachen, d’importantes troupes de l’ANP investissaient, en effet, d’autres coins suspects localisés tant du côté de Ghezrwal, entre Sidi Daoud et Ouled Aissa, qu’aux alentours de Mizrana. Des gros engins y sont toujours utilisés pour déminer les sentiers menant aux tanières éventuellement découvertes.
Il s’agit, et pour cause, de l’accentuation de la pression sur ces islamistes armés en cavale, lesquels profitent diaboliquement, comme à l’accoutumée, de la moindre occasion pour semer de nouveau la mort et la désolation. D’ailleurs, c’est grâce à la vigilance des services locaux de la sûreté urbaine qu’un carnage a été déjoué il y a cinq jours à Maâtkas. Heureusement repéré à temps, un terroriste armé d’une ceinture explosive a été abattu par les policiers, au moment où il projetait de planifier un attentat suicide, non loin de leur siège. à l’Est de Boumerdès, où pas moins de quatre terroristes ont été éliminés, ces dernières semaines, en plus de la destruction d’une vingtaine de casemates, avec désamorçage de nombreuses bombes artisanales, la vigilance prend souvent la forme de démantèlement des filières de soutien à l’ex gspc. Et l’un des suspects, arrêtés, il y a peu, aurait été préparé par les commanditaires de l’islamisme armé pour poser des explosifs dans certains endroits du village côtier de Cap Djinet, a-t-on laissé entendre.
Salim Haddou

