à l’instar des autres localités relevant de la commune d’Ahnif (40 kms à l’Est de Bouira), le village de Bouremal accuse certaines insuffisances qui font que le cadre de vie des habitants ne soit pas satisfaisant du tout. C’est un village à caractère exclusivement rural, où les scènes de la vie quotidienne n’ont rien d’exceptionnel. Ici, à Bouremal, le temps semble passer très lentement, tellement les choses n’évoluent pas dans le sens souhaité par ces quelque 1 000 habitants qui résistent, vaille que vaille, aux conditions de vie de plus en plus difficiles. Mais, le fait d’y être né et vécu, cela rend les choses moins dures pour ces villageois qui vivent avec les moyens de bord. Ici, le gaz de ville n’a pas encore « pointé » du nez, l’on continue encore et toujours à utiliser la bonbonne du gaz butane que l’on roule au sol pour les besoins de la ménagère. Le transport public de voyageurs, même s’il existe, accuse un certain manque, ce qui accentue l’isolement de ce village. L’aménagement urbain enregistre, à son tour, des déficits. Le volet assainissement est probablement le plus touché avec l’absence d’une extension du réseau de l’assainissement. Beaucoup d’habitations, notamment celles construites nouvellement, ne sont pas encore et à ce jour raccordées au réseau d’assainissement du village. C’est ce qui a poussé quelques villageois à aménager des fosses septiques complètement déconseillées, car elles constituent un foyer des MTH (maladies à transmission hydriques) en sus d’être des nids de toutes sortes de bestioles nuisibles à la santé des citoyens comme les moustiques, les rongeurs et autres. Ces eaux usées ne stagnent pas dans ces fosses mais débordent pour envahir les ravins en empestant et polluant les lieux. L’eau potable n’est pas mieux lotie, puisque la pénurie survient de temps à autre sur le réseau d’AEP, ce qui contraint les ménages à acheter des citernes d’eau en les payant rubis sur ongle avec des tarifs exorbitants à la clé allant de 800 à 1 000 DA.
Y. Samir

