S'il y a seulement quelques jours, la pomme de terre ne coûtait qu'entre 20 et 25 dinars le kilo sur les bordures des RN30 et 25, aujourd'hui, ce n'est plus le cas.
En effet, depuis le début de semaine, ce produit ne fait que flamber. De 40 dinars jeudi au marché des fruits et légumes, elle est passée actuellement à 55 voire 60 dinars. Chez les propriétaires des espaces fruits et légumes improvisés ici et là dans les quartiers de la ville, son prix varie entre 65 et 75 dinars. C’est dire que cette flambée spectaculaire de ce pédoncule n’est guère attendue par les consommateurs qui entendaient ici et là que la récolte était abondante et que même les producteurs trouvaient d’énormes difficultés à l’écouler. » Vraiment, on n’a rien compris. Pourtant, dans les médias et notamment sur les chaînes de télévision, on voit souvent des agriculteurs se plaindre du problème de la mévente de leur production. Qui est à l’origine de cette flambée? Plus de 100% de son prix en une semaine, il y a de quoi se poser des questions », s’interrogera ce consommateur outré par la nouvelle ardoise placée devant un tas de sacs. Et de dire: » c’est une pure spéculation. La veille, c’était le même produit. Je suis sûr qu’aucun autre chargement ne vient d’arriver sur l’étal de ce marchand depuis au moins une dizaine de jours. À quand la régulation du marché des fruits et légumes? Les prix augmentent à tout de bout de champ ». Effectivement, notre interlocuteur a bel et bien raison quand on sait que les ardoises sont effacées sans aucun scrupule. » Non, je vous assure que le prix de gros a dépassé celui de vente que vous prétendez fixer à ce nouveau chargement. C’est une marchandise nouvelle. On n’a pas le choix. On doit travailler. Je sais que cela brusque les consommateurs. Ce n’est pas la faute du détaillant. Ce sont ceux ayant stocké des tonnes qui décident sur le prix », regrettera ce détaillant qui répondra à nos questions, mais quelque peu gêné. Devant cette flambée, les consommateurs ne savent plus quoi faire d’autant plus que les autres légumes ne sont pas en reste. On a relevé que même la laitue a fait un grand saut ; de 60 dinars le kilo, elle est passée à 180 dinars alors que les petits poids ne descendent pas de la barre des 250 dinars. Quant aux haricots verts, ils sont devenus un luxe : ils sont fixés entre 300 et 400 dinars le kilo. En ce qui concerne les desserts, peu de personnes s’arrêtent devant les étals pour uniquement lire les ardoises: orange, entre 250 et 300 dinars le kilo, pomme entre 300 et 400 dinars et la liste est longue. Austérité oblige, les consommateurs limitent leur consommation car même les autres produits sont chers.
Amar Ouramdane

