Le wali de Tizi-Ouzou, M. Brahim Merad, a effectué avant-hier jeudi, une sortie de travail sur le terrain, pour inspecter plusieurs chantiers et s’enquérir de l’état d’avancement des travaux mais aussi procéder à l’inauguration de certains projets réceptionnés à travers quelques contrées de l’Ouest de la wilaya. C’était à travers un long périple qui l’a mené jusqu’aux lointaines Illoula Oumalou, en passant par Ath Ziki dans la daïra de Bouzeguène, Azazga et Mekla. Durant cette expédition, le wali, accompagné d’une forte délégation composée essentiellement des directeurs exécutifs et des cadres concernés, s’est particulièrement penché sur le volet éducation, jeunesse et sécurité. C’est ainsi qu’il a entamé sa visite par une première halte à Mekla où il a pu voir de plus près le chantier de la future brigade de gendarmerie. Toujours dans la même localité le wali a fait une virée au lycée de Souama et procédé à l’inauguration de la nouvelle maison de jeunes de la localité nouvellement réceptionnée. Dans la daïra de Bouzeguène, le wali a marqué deux grands arrêts. Le premier dans la commune d’Illoula où il a eu à inspecter les chantiers du lycée de Tabouda ainsi que celui du CEM d’Agoussim. Le second aura été dans la commune de Beni-Ziki pour s’intéresser aux travaux du CEM de la localité. Voilà un programme de visite quasiment toute dédiée à l’inspection des infrastructures du secteur de l’éducation qui renseigne que M. Merad a vraisemblablement déjà mis le cap sur la préparation de la prochaine rentrée scolaire pour éviter toute fâcheuse surprise qui risquerait de contrarier une bonne rentrée. Pour sa troisième escale, celle d’Azazga, le wali l’a voulue plus diversifiée en matière de secteurs concernés par les inspections qui ont concerné l’auberge de jeunes, la brigade de gendarmerie et la zone d’activité de la localité appelée à constituer une grande métropole de Tizi-Ouzou. Au programme du wali lors de cette escale, une virée dans les chambres froides d’un agriculteur privé de cette localité. Une journée bien chargée en somme pour le premier responsable de la wilaya et la délégation qui l’accompagnait dans cette visite qui ne s’est achevée que tard en fin d’après-midi. A noter qu’avant de prendre la route en milieu de matinée pour entamer sa sortie sur Bouzeguène, le wali a eu à présider le lancement d’une séance de travail au siège de la wilaya, consacrée à la présentation d’une étude sur les glissements de terrains. Une présentation assurée par deux experts en la matière, dont Dr Boudiaf exerçant pour un groupe français spécialisé dans le domaine de la topographie numérique et un représentant d’une société algérienne qui se veut la pionnière dans le recueillement des données en numérique notamment par voie terrestre à travers les centres urbains. Lors de sa présentation introductive devant un parterre de maires, de chefs de daïras et d’autres élus et cadres administratifs et techniques, M. Boudiaf a expliqué que le système «Liddar», qui «consiste à collecter des données sur une surface de terre donnée et même sur la partie souterraine, permet de situer avec exactitude la nature du terrain et donc prendre en compte ses spécificités». «L’opération est possible et pratique, explique-t-il, en embarquant une caméra sophistiquée munie d’un laser sur un avion qui fera des aller-retour sous forme de sillons en survolant une ville, un village ou même une forêt que le logiciel pourrait déboiser, après, d’un clic. Une fois récoltées, toutes ces données peuvent alors constituer une base pour envisager des solutions à plein de soucis comme les glissements et les inondations enregistrés après de sérieuses précipitations, à travers certaines villes, qui en réalité traduisent une stagnation des eaux». C’est un peu comme Google-earth avec une plus grande précision pour les pays qui ont permis bien sûr à Google de disposer des données infrastructurelles des villes. Ce qui n’est pas le cas de l’Algérie. Pour le second intervenant lors de cette séance, le représentant de la société algérienne, il a lui présenté un travail plus orienté sur la récolte de données dans les milieux urbains et à travers des axes routiers. En pratique, la méthode consiste à embarquer une caméra à bord d’une voiture pour prendre les images qui pourront après être exploitées pour une étude virtuelle en 3D, tranquille, dans un bureau. «Une révision plus calme des images devant un écran peut facilement aider à détecter une route dangereuse, détériorée, peut-être une signalisation à revoir ou carrément absente…». «Le logiciel pourra aussi indiquer des détails précis sur chaque point souhaité à savoir un lieu, un pont, un bâtiment…». Le secrétaire général de la wilaya, à qui le wali avait cédé le relai de la gestion des travaux de cette séance avant son départ pour sa visite sur chantiers, n’a pas manqué de faire remarquer que l’opération pourrait s’avérer bien positive surtout pour les chefs-lieux des municipalités, d’autant que des rues et parfois des quartiers restent, à ce jour, sans noms au moment où le GPS fait un bond significatif dans le monde de la géo-localisation.
D. C.
