Comme il fallait s’y attendre, l’assemblée des parents d’élèves du CEM d’Ouaghzen, dans la commune d’Aïn El Hammam, a été mouvementée.
Bien qu’imposée, suite à une grève de la faim de deux parents, la réunion se devait d’être une occasion pour des mises au point, concernant la gestion de l’APE par le bureau élu. Une cinquantaine de parents seulement avait répondu à l’appel, alors que l’établissement compte plus de quatre cents élèves. Au niveau du portail d’entrée, le gardien du collège veillait au grain. Hormis les personnes détentrices de convocation, personne ne devait accéder à la réunion où on avait remarqué la présence de deux policiers dépêchés sur les lieux pour éviter un éventuel dérapage. Ce qui a failli arriver lorsqu’un membre du bureau, contrarié a subi un malaise. Conduit dans un état critique au pavillon des urgences de l’hôpital tout proche, il y resta en observation durant sept heures. Selon Malek Hadj Hamou, le trésorier de l’association et gréviste de la faim, «l’école est malade, mais ils n’ont pas laissé les bonnes volontés la guérir». «Des sages de la région qui avaient contribué à l’arrêt de la grève de la faim, ont été refoulés au portail, alors qu’ils étaient venus en bienfaiteurs», ajoute-t-il. En tant que trésorier, M. Hadj Hamou dit: «je n’ai pas été associé à la préparation de l’assemblée générale, en représailles à la grève de la faim que j’ai observée la semaine dernière. Pour cela, je gèle ma participation aux travaux du bureau en attendant de présenter ma démission à l’assemblée générale». Concernant le nombre restreint de présents, un membre de l’APE se demande si «cela ne signifie-t-il pas un désengagement des parents malgré les péripéties qui ont précédé cette réunion ?» En tout cas, les bonnes conditions de scolarité de leur progéniture devraient les pousser à sacrifier un peu de leur temps. «Mus par l’intérêt de leurs enfants, la plupart des participants à cette assemblée n’ont pas ménagé leurs efforts pour que les choses rentrent dans l’ordre», nous dit Mourad. Nos enfants ont besoin de l’aide de tous ceux qui œuvrent dans leur intérêt. Leur réussite à l’examen de fin d’année dépend de la contribution de tous, loin de toute lutte partisane.
A.O.T.

