Le tronçon de 25 kms de la RN30 entre le chef-lieu de la commune de Saharidj et le col de Tizi- Nkoulal, est truffé de dangereux points noirs qui guettent les milliers d'usagers qui y transitent quotidiennement.
En effet, une partie de la chaussée est ensevelie, par endroits à proximité du branchement de Tala Rana, par d’énormes rochers, la plupart au creux d’un virage ne livrant un passage difficile qu’à un seul véhicule à la fois, d’autant plus que ce tronçon est bordé sur sa partie inférieure par de vertigineux précipices. Un peu plus bas, à proximité du pont Ighzer Ouhedadh, c’est carrément une partie de la chaussée d’environ 20 mètres qui s’est affaissée formant un dangereux vide signalé par deux futs vides qui constituent un horrible piège pour les automobilistes, notamment de nuit ou par temps nuageux et brumeux fréquents qui réduisent sensiblement la visibilité en ces lieux. La dégradation suivante qu’on a constaté de visu, mercredi passé est celle des fossés de drainage des eaux pluviales et des fontes des neiges, qui sont complètement obstruées par des galets qui arrivent sous forme d’avalanche, d’où des débordements sur la chaussée qui la fragilisent et la dégradent sensiblement. Au niveau des deux (2) km de la partie rocheuse qui traversent en plein milieu les vertigineuses falaises et précipices du flan Ouest du yemma Khelidja en plus de plusieurs longueurs de glissières détériorées, le risque de chute de pierres et rochers en permanence est omniprésent, aggravé par la chaussée extrêmement rétrécie en ces lieux ou se sont produit de nombreux accidents mortels en plus de considérables dégâts matériels. Il y a lieu de rappeler que cette route stratégique sur plusieurs volets, économique, touristique et sécuritaire, renouera, à partir de ce mois d’avril et le retour du beau temps, avec son traditionnel et exceptionnel trafic routier composé en majorité de touristes, et de transport public de gros tonnage, notamment ceux intervenant dans les matériaux de construction de la wilaya de Tizi-Ouzou, d’où l’urgence et la nécessite absolues d’une opération d’entretien pour réduire ces risques évoqués.
Oulaid Soualah

