La traduction vers Tamazight de la nouvelle Constitution et des textes fondamentaux de l’Etat Algérien sera validée par l’atelier de traduction du colloque international sous le thème « Belaid Aït Ali un auteur et une œuvre à (Re) lire » qui se tient, depuis hier, à la Maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, a indiqué le président du Haut Commissariat à l’Amazighité, M. Si El Hachemi Assad, en marge des travaux.
Selon le président du HCA, cet atelier baptisé «Traduction de et vers Tamazight» est encadré par le Dr Boudjemaa Aziri, docteur en traductologie, (DER/HCA) et aura à valider l’initiative de l’encadrement et des cadres du HCA : «Un atelier de traduction aura à valider la mouture proposée par le HCA qui consiste en la traduction, vers Tamazight, de la nouvelle Constitution et d’autres textes fondamentaux de l’Etat Algérien entres autres l’hymne national et la déclaration du 1er novembre 1945. Cet atelier sera animé par des traducteurs confirmés ayant déjà accompli des adaptations et des traductions de différentes langues vers Tamazight. Il s’agit là d’un premier jet qui ne sera visible qu’une fois adopté par un comité de lecture institué à cet effet. Ce document complexe comporte des néologismes et du calque qui impose prudence et vérification quant à l’usage de ceux-ci au sein des universités et des communautés linguistiques (Chaouie, Targuie etc)», nous explique M. Si El Hachemi. Pour ce qui est de l’objectif assigné à ce colloque scientifique il dira : «Notre objectif est d’oeuvrer à l’introduction de l’ensemble des beaux textes de notre littérature sans exclusion aucune dans les programmes de l’école algérienne. Il est aussi impératif d’intégrer les œuvres littéraires en Tamazight dans nos programmes scolaires…», précisera-t-il. Le premier responsable de la wilaya, M. Brahim Merad, qui a procédé à l’ouverture des travaux de ce colloque scientifique, dira quant à lui : «Ce colloque se tient à un moment où nous fêtons, dans la sérénité et le respect de l’altérité un événement qui a aidé l’Algérie moderne à briser des tabous, à bousculer des préjugés, à dominer des passions et surtout à raffermir sa cohésion et à éclairer des pans de son Histoire millénaire, que des vicissitudes ont maintenus dans le clair-obscur. Le printemps Amazigh représente un des événements majeurs de l’Histoire récente de l’Algérie unie dans sa diversité culturelle». Poursuivant dans le même sillage, il dira : «Des hommes et des femmes qui ont produit des œuvres, souvent orales, en Tamazight, méritent que les lumières de la recherche soient braquées sur eux. Des richesse attendent d’être fructifiées dans l’intérêt du patrimoine culturel national dont la sauvegarde doit être une de nos préoccupations». En outre, Si El Hachemi soutiendra, lors d’un point de presse qu’il a organisé en marge de cet événement, que le HCA a proposé de porter le parcours de Bélaid Aït Ali à l’écran : «Le parcours de Bélaid Aït Ali mérite d’être porté à l’écran parce qu’il est atypique. Nous envisageons également de rééditer ses œuvres car cet auteur représente toute une époque et aussi parce qu’il y a un regain d’intérêt pour cette littérature», précisera le président du HCA. Par ailleurs, et pour la première journée du colloque, des communications autour de l’œuvre et du parcours du premier prosateur d’expression kabyle Balaid Aït Ali à qui l’on doit le premier roman en langue amazighe, ont été animées par des universitaires de différents horizons. Les travaux de cette rencontre scientifique se poursuivront aujourd’hui encore avec d’autres communications sur «L’écriture, poétique et réception» dans l’œuvre de Belaid Aït Ali.
Taous. C

