Les prix du poulet ont connu une baisse incroyable ces derniers temps, et la tendance est toujours baissière au vu de la situation qui prévaut dans le marché de volailles, où l’offre en viande blanche est abondante. Cela fait, bien évidemment, l’affaire des ménages, lesquels ne se font pas prier pour se permettre des poulets à bas prix. Ces derniers sont vendus à 140 da/kg, alors qu’il y a quelques mois seulement (janvier dernier), les prix de cette volaille oscillaient entre 320 et 360 da/kg! Actuellement, les prix sont à la portée de toutes les bourses, et c’est tant mieux! « Pourvu que cela dure! », jubile un père de famille du village Aftis. Dans cette localité il est apparu des points de vente de poulets vivants sur les accotements de la RN106 qui passe par ce patelin. Toutefois, il est à déplorer l’abattage clandestin ou illégal de ces poulets, et ce dans des conditions d’hygiène déplorables. Ramenés directement des unités avicoles (poulaillers), ces poulets de chair sont parqués sur les abords de la RN106 pour être vendus abattus. Les clients s’agglutinent devant ces étals de fortune, et les achats y font fureur. Dès qu’un volailler itinérant se pointe avec « ses poulets », il est aussitôt « submergé » par une foule de chalands, qui, alléchés par les prix bas annoncés sur des pancartes, demandent, dans une bousculade indescriptible, aux volaillers de leur servir des poulets « dodus » ! Néanmoins, la commercialisation des poulets ne se fait malheureusement pas dans les conditions d’hygiène requises, car l’abattage clandestin et sans contrôle vétérinaire est interdit. Car, il se peut qu’il y ait des poulets malades qui soient vendus, comme ça, aux clients, ce qui constitue une grave atteinte à la santé des consommateurs! Ces derniers, loin de se soucier de leur santé « encouragent » par leur complicité la vente clandestine des poulets.
Syphax Y.
