Tizi-Ouzou Le DG de la Casnos s’explique au sujet des augmentations des cotisations – «Je n’oblige personne à payer le maximum, mais…»

Le Directeur Général de la Caisse nationale de sécurité sociale des non-salariés (CASNOS) s’est engagé, hier à Tizi-Ouzou, à n’obliger personne à payer plus. M. Achek Youcef Chaouki n’a cependant pas exclu de sévir pour vérifier la véracité des déclarations des assiettes de cotisation.

C’est dans un contexte très particulier que traverse la direction de la Caisse nationale de sécurité sociale des non-salariées de Tizi-Ouzou, qu’est intervenue la visite du directeur général de la CASNOS, Achek Youcef Chaouki. Un contexte marqué par une «incompréhension» ayant frôlé la «révolte» des affiliés, suite à la décision d’augmenter le taux des cotisations. L’augmentation avait surpris les non-salariés, pris au dépourvu, d’autant plus que ces derniers n’ont pas tardé à constater une disparité des taux appliqués par rapport aux autres wilayas. Le DG de la Casnos, qui réagissait à la situation, a d’abord soutenu qu’il est «illogique» pour un commerçant dont le revenu annuel est important et qui a les moyens de cotiser plus, soit soumis au même taux de cotisation qu’une femme de ménage ou qu’un simple autre artisan. Une chose qui, d’après Achek Youcef Chaouki, remet en cause le principe même de la caisse qui est celui de «la solidarité», soutient-il. Essayant de convaincre l’assistance venue d’ailleurs en grand nombre au niveau de l’amphithéâtre du musée d’El Moudjahid, le premier représentant de la Casnos en appelait aussi aux consciences des affiliés s’étalant à expliquer le mode de fonctionnement de la dite caisse. Une caisse qui permet l’accès à la retraite de la personne affiliée, mais aussi d’un nombre d’ayants droit définis. L’invité principal de la journée d’information sur les nouvelles dispositions fiscales de la sécurité sociale, abritée par le musée d’El Moudjahid, estime en effet que «Si le non-salarié ne pense pas à lui-même, il ne peut ne pas penser à ses enfants, ses parents et autres ayants droit». Chose qui n’a vraisemblablement pas convaincu les artisans non-salariés présents dans la salle qui n’ont cessé de réclamer le retour à l’initial mode de paiement auquel ils avaient accès, c’est-à-dire au taux minimum fixé à 32 400 DA. Car pour la majorité des artisans et commerçants, ce taux a pour rappel était revu de 10 000 DA à la hausse. Le DG s’est ainsi dit prêt à donner des instructions afin de revenir au taux minimum initialement pratiqué. Ceci dit, Achek Youcef Chaouki rappellera cependant qu’il s’agit d’un système déclaratif. Il ne manquera d’ailleurs pas de défier les non-salariés affiliés à «faire un pacte moral et déclarer ce qui est juste». Il rappellera d’ailleurs dans ce sillage que «la loi n’empêche pas la Caisse de contrôler, sur la base de la nature de l’activité des gains, des impôts et autre moyens qui nous permettraient de vérifier». Il explique cependant que vu les avantages de payer au maximum, les affiliés auront tendance à s’y résoudre. D’ailleurs, ajoutera le même intervenant, «les cotisations au taux minimum ont baissé à moins de 50% des affiliés, alors qu’elles étaient à plus de 80%». Par ailleurs, et réagissant à la question des disparités entre les tarifs pratiqués au niveau des directions de wilayas, situation d’ailleurs dénoncée par le coordinateur du bureau de wilaya de L’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCCA), présent à la journée, le directeur général a, lors d’un point de presse, nié l’existence d’une telle situation. Soutenant que «c’est selon les revenus du client».

Tassadit. Ch.