La clinique Sbihi est toujours en situation difficile. D’ailleurs, deux (2) gardes n’ont pas été assurées, durant ce mois d’avril (4 et 22 avril), et les parturientes ont, hélas, été orientées vers des cliniques privées.
Bien entendu, le prix à payer est trop fort (80 000 DA), notamment pour les ménages modestes. La population malmenée a bien interpellé les élus de l’APW de Tizi-Ouzou, du coup, en urgence et en pompier, une forte délégation conduite par le P/APW a décidé de se rendre d’une façon inopinée à ladite clinique, hier matin. La nouvelle directrice installée depuis 2 mois, et laquelle a reçu la délégation dans son bureau, a été bombardée de questionnements. Intervenant en premier, le P/APW demandera : «Nous sommes harcelés par les patients qui se plaignent à longueur d’année de la mauvaise pise en charge des parturientes et de la difficulté de faire admettre leur malades dans l’établissement hospitalier. Mais il nous a été également signalé que des gardes ne sont pas toujours assurées, comme il nous a été rapporté que des parturientes sont orientées vers des cliniques privées alors que c’est contraire à la loi». D’autres élus ont bondé dans le même sens. «Jeudi dernier, je suis venu ici même et, en effet, la garde n’a pas été assurée. L’anarchie et le branle-bas qui a suivi au niveau de l’établissement, sont indescriptibles. Il aurait fallu l’intervention de la police pour calmer les esprits», regrettera Dr. Msela, le président de la commission santé hygiène et environnement à L’APW de Tizi-Ouzou. La directrice de l’EH Sbihi a reconnu que «la situation est bien difficile et que la structure fait face à un manque de spécialistes en gynécologie. Parfois, des médecins spécialistes déposent leurs arrêts de travail et leur congé de maladie sans nous avertir à l’avance». Et d’ajouter, «nous faisons face à une situation très difficile. Certains comportements ne sont plus tolérables, mais que faire devant un médecin qui vous ramène un arrêt de travail pour des raisons de santé ?». Rappelons qu’un long débat s’en est suivi entre les élus, d’une part, et la directrice et son adjoint, d’autre part. M. Klaleche a immédiatement instruit le président de la commission concernée pour organiser une rencontre qui regroupera le DSP, la directrice de l’EHS, le directeur du CHU de Tizi-Ouzou et le doyen de la faculté de médecine au sein de l’hémicycle Aissat Rabah dans les tous prochains jours. «Il n’est pas question que cette mauvaise situation perdure. Les malades ont droit d’être pris en charge efficacement à Sbihi. Que chacun assume ses responsabilités. Nous demandons aussi aux responsables du secteur de la santé publique de maintenir le projet complexe mère-enfant inscrit à l’indicatif de notre wilaya», nous a déclaré M. Klaleche en marge de la rencontre.
Hocine T.
