Les habitants réclament l’obtention du permis de construire

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L’agglomération du Sahel située à 1 km à l’est de Boumerdès était hier en effervescence. Près de 250 représentants de l’ex-domaine Kountar y ont organisé en milieu de journée une action de protestation pour réclamer la régularisation de leur situation en tant qu’anciens occupants des 17 fermes avoisinantes.Visages sombres, les protestataires qui bloquèrent momentanément à cet endroit, la RN24 reliant Boumerdès à Dellys, s’insurgeaient contre les atermoiements des autorités locales concernant l’obtention du permis de construire.La plupart de ces familles habitent ici depuis plus de 40 ans, et le site a été choisi comme lot à bâtir, il y a plus de cinq ans, par les services concernés. Deux commissions de wilaya, chargée l’une du recensement des habitations en question et l’autre du suivi des mesures techniques effectuées, ont pratiquement accompli leurs missions.L’étude du sol a été achevée en plus de l’établissement d’un plan type d’architecture de villas mais alors que tout a été finalisé, les familles concernées demeurent confrontées au refus du service des domaines d’approuver la délivrance des permis de construire. L’administration des domaines s’en serait tenue a-t-on appris, à une note du ministère du Tourisme — adressée à la wilaya le 7 septembre 2005 — et qui ordonne la cessation de toute construction urbanistique dans ladite zone du Sahel. Les protestataires considèrent que ce genre de blocage n’a aucun fondement. L’on constate, ont-ils expliqué, qu’au niveau du même site plusieurs bâtiments poussent comme des champignons. Une entreprise chinoise vient d’achever un projet de 800 logements. L’administration des domaines a établi aussi des actes de propriété au profit des bénéficiaires de deux lotissements créés sur des terres fertiles, l’un à proximité d’une cité de la police et autre près des 350 logements. “Et pourquoi donc s’obstine-t-on à nous interdire de construire sur ce site où nous vivons depuis un demi-siècle”, s’interroge un sexagénaire. Les protestataires ajoutent qu’ils ont bénéficié des indemnisations en tant que sinistrés du 21 mai 2003 dont une centaine sur 400 sont classés rouge. “Nous réclamons l’acte de propriété pour entamer la reconstruction de nos bâtisses individuelles fortement endommagées par le cataclysme”, clament-ils.En milieu d’après-midi, une délégation de l’agglomération précitée a été reçue par le chef de cabinet du wali. Au terme de cette rencontre, ce responsable aurait promis de trouver une solution au problème posé.

Salim Haddou

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