La circulation automobile à Béjaïa est devenue, ces derniers temps, un véritable casse-tête pour les automobilistes. En effet, d’où que l’on vienne, que ce soit de l’Est, c’est-à-dire de la RN 9 où l’on vit l’enfer du carrefour d’Iryahène et celui des Quatre chemins, du Sud, c’est-à-dire d’Alger, de Tizi-Ouzou ou d’Akbou où le même carrefour des Quatre chemins fait blanchir un peu plus les cheveux, ou de la RN 24, c’est-à-dire par la route du littoral d’Alger et de Tizi-Ouzou par Azzefoun où le carrefour d’Aamriou bloque parfois la file des voitures jusqu’à Tala-Ouriane, une fois arrivés à la ville de Béjaïa, le calvaire est loin d’être terminé. Car, trouver une place de stationnement au centre-ville – à la cité Tobbal, à El Khemis ou en haute ville – pour se détendre, prendre un café ou vaquer à ses occupations, est une autre paire de manches. Toutes les places de stationnement sont prises à tel point que, parfois, on se demander si les gens ne règlent pas leur réveil à cinq heures du matin, rien que pour occuper les bonnes places de stationnement. Les automobilistes se mettent à tourner en rond dans le mince l’espoir de tomber sur quelqu’un au moment où il quitte son stationnement. D’ailleurs, la plupart des véhicules qui circulent à El-Khemis ou à la cité Tobbal sont des chercheurs de places de stationnement. Si jamais de loin, on aperçoit un vide entre deux voitures, en arrivant sur place, on ne constate que le commerçant d’à côté a mis, en toute impunité une vieille chaise ou un vieux cageot, histoire de signifier que cette place est à lui et à lui seul. Parfois, on peut trouver sur certains tronçons de chaussées, sur la rue de la Liberté ou la route de Sétif notamment, des places de stationnement, mais là il faut bien faire attention si ce tronçon n’est précédé par une plaque d’«arrêt et stationnement interdits». Car, la police est impitoyable, elle place des sabots et ne se presse pas tellement de les enlever, même après avoir payé les 2000 DA du procès.
B. Mouhoub
