Un ensemble de 10 logements sociaux de types publics locatifs attend depuis de longues années qu’on veuille bien procéder à sa distribution. D’après le premier magistrat de la commune, la construction de ces appartements date de près de 8 ans. Au départ, explique-t-on, l’attribution de ces logements implantés à hauteur de la localité d’Ayris en amont du chef-lieu communal, a été retardée à cause de leur non raccordement au réseau AEP. Depuis, cette hypothèque a été levée, mais sans pour autant contribuer à dénouer la situation. Près d’une décennie après, c’est toujours le statu quo qui prévaut. Les logements gardent désespérément portes closes. Ils sont livrés à la patine et exposés à la déprédation, au grand dam des souscripteurs laissés sur le gril. On apprend des services de l’APC que 350 demandes sont recensées, même si, nous confie-t-on, le nombre de prétendants réellement dans le besoin est beaucoup moins important. «Aucune solution ne semble se profiler à l’horizon ! C’est à se demander pourquoi avoir investi autant d’argent dans un projet qui ne profite, au final, à personne», affirme, désillusionné un père de famille du village M’liha. «Je crèche, moi et ma petite famille, dans des conditions de précarité et de promiscuité lamentables. Hélas, la chance d’étrenner un logement décent pour sortir de cette mélasse s’éloigne chaque jour un peu plus», renchérit sur une pointe de dépit, un autre demandeur de logement issu du village Chellata.
N. M.
