Les citoyens du Aarch Nath Ouacifs, à une quarantaine de kilomètres au Sud de Tizi-Ouzou ont organisé dans la matinée d’hier, une marche au niveau du chef-lieu de la wilaya, contre «l’insécurité. » L’ancienne station, sise à proximité du stade premier novembre et du CHU Nedir Mohamed, était le lieu de rencontre fixé par les initiateurs de cette action de protestation. Environ trois cent personnes, venues des différentes localités de cette région, ont pris part à cette marche en guise de soutien à la famille Mouffok, dont le fils Idir a été victime d’un assassinat prémédité commis le 16 mai dernier par deux individus à Boukhalfa. La marche s’est ébranlée vers 11 heures en direction du siège de la wilaya. Ils étaient munis de banderoles sur lesquelles on pouvait lire «Halte à l’impunité», «Oui pour la sécurité et la justice» et «Pour une société sans violence». Dans une déclaration rendue publique par l’association sociale Tagmat du village Zaknoun, cette dernière veut, par l’initiative de cette action de protestation, par respect à l’âme du défunt et par soucis de rétablir la vérité relater les faits exacts et les faire connaître à l’opinion publique. Selon le même document, les faits remontent au 22 mars 2016, lorsque le jeune Mouffok Idir se trouvait dans le cybercafé de son ami, sis à Boukhalfa, où deux jeunes habitant les environs, y étaient également. Ces derniers provoquaient le propriétaire des lieux pour des raisons inconnues, ce qui a poussé le jeune Idir à s’interposer, entre eux, par solidarité avec son ami. Mais les deux provocateurs, dont l’un d’eux est repris de justice, ont mal pris son geste et l’ont agressé avec un couteau. Evacué à l’hôpital pour recevoir les soins nécessaires, le médecin lui notifia un arrêt de travail de 11 jours. Le lendemain, il (la victime) déposa plainte contre ses agresseurs. Ensuite, toujours selon la déclaration rendue publique, «Mouffok Idir, voyant que rien n’a bougé se déplaça plusieurs fois pour s’enquérir de la suite réservée à sa plainte, d’autant plus que les agresseurs le pressèrent de la retirer. Ce n’est qu’une semaine après que les deux malfrats, lesquels menaçaient toujours la victime, furent convoqués par le commissariat pour être interrogés. Constatant que leurs menaces n’ont servi à rien, ils (les malfaiteurs) sont alors passé à l’acte de l’assassinant le 19 mai 2016, en se faisant aider par leurs amis. Il s’agit là d’un crime perpétré en groupe avec préméditation». Selon des sources judiciaires proches de cette affaire, les deux présumés assassins ont été auditionnés, hier, devant le parquet de Tizi-Ouzou et placés en détention en attendant leur jugement.
N. Rahab
