Pour célébrer la Journée mondiale de l’environnement, coïncidant avec le 05 juin de chaque année, l’association «Assirem Gouraya», en collaboration avec l’association écologique «Takoucht» d’Aït-Smail, l’association «Oxy-jeunes» de darguina, la conservation des forêts de Béjaïa et la DJS, a organisé le mercredi 08 juin, une randonnée pédestre au niveau du mont Takoucht dans la région d’Aït-Smail. Ce dernier, qui culmine à environ 1 896 mètres d’altitude, est le plus haut sommet montagneux de la wilaya de Béjaïa. Située dans la commune d’Aït Smaïl, cette montagne possède toutes les caractéristiques d’une zone humide avec ses rivières, ses cascades et sa vaste forêt. C’est un site naturel vierge où l’on peut pratiquer le tourisme durable et les sports de montagne, et où le visiteur peut découvrir des merveilles naturelles dont des cascades féeriques. Par ailleurs, la source saline ou «Tamelaht» demeure, elle aussi, un lieu d’attraction pour le visiteur qui se voit ravi de découvrir de telles ressources… Les enfants qui ont participé cette randonnée, étaient entourés par plusieurs encadreurs appartenant aux associations déjà citées. À leur arrivée sur les lieux, le déjeuner a été servi pour retrouver des forces et récupérer après les efforts consentis. Ensuite, une mini-conférence a été improvisée par le représentant du district des forêts de Darguina, M. Bektache, le président de l’«ASE Takoucht» et le président de l’association «Assirem gouraya», pour expliquer l’importance de ces visites et randonnées. Pendant plus de deux heures, les enfants se sont donnés à cœur joie et ont bien profité de cette belle forêt en cette magnifique journée. Pour rappel, le vendredi 27 mai, le collectif des associations locales de la commune d’Aït-smail, composé d’une dizaine d’associations activant dans la région, a organisé en collaboration avec l’APC et les citoyens, un dîner collectif autour d’une table géante sous le thème «Dinons ensemble autour de la fraternité». Durant cet événement, plus de 1 000 plats ont été servis. Les denrées utilisées pour la préparation du couscous étaient toutes des donations des citoyens de la commune. Selon les organisateurs, l’objectif qui était de réunir le maximum de citoyens autour d’une même table pour raviver l’esprit de fraternité souder les rangs et oublier les différends, a été amplement atteint. Il est également à noter, qu’avant cela, le 23 mai 2016, l’association « Oxy-jeunes » pour la promotion et la sauvegarde du patrimoine naturel et historique de Darguina, a participé activement aux activités de la 3e édition de » La fête de la nature et des sports relatifs » organisée du 18 au 25 Mai 2016 par «Assirem Gouraya», en collaboration de la DJS et nombreux collaborateurs. Cette journée fut consacrée au » Tourisme et sports de nature en montage. «Plusieurs activités ont été organisées, à savoir une exposition sur le patrimoine naturel et historique de Darguina (poterie traditionnelle et artisanale, gâteux traditionnels, robes kabyles… ), une opération de nettoyage à la cascade de Kefrida et une animation culturelle (Groupe Ahalil de Timimoune). Environ 100 participants ont pris part à l’activité. Le groupe de l’association « Massabih el thakafa wa tourath » de Timimoune a fait étalage d’une gamme des traditions du grand Sahara, notamment les chants Ahalil, une chose qui a été très appréciée par le public. Cet événement s’est déroulé en présence de nombreux médias, notamment Dzair news, Eladjwaa TV, Nessma TV,… L’association «Oxy-jeunes» de Darguina, en plus de sa participation aux différentes activités précitées, a organisé une campagne de désherbage de deux cimetières et une autre d’’embellissement de façades et d’escaliers urbains sis au chef-lieu de la commune. À noter qu’au niveau de la commune de Taskriout, le mouvement associatif est presque inexistant, les quelques associations qui y activaient de par le passé sont plongées dans une hibernation qui n’en finit pas depuis longtemps. Ce n’est pas la volonté qui manque chez les milliers de jeunes qui se rabattent sur les cafés, mais ce sont les enceintes sensées accueillir des activités au niveau de la commune qui font défaut. Ces derniers temps, les associations demeurent le seul moteur animant le quotidien bien morne de nos citoyens, mais, qu’adviendra-t-il d’elles et des citoyens si les subventions accordées par l’État viendraient à s’amenuiser, vu la crise que traverse notre pays ?
Saïd M.
