Porté disparu depuis le 30 avril dernier, le jeune Lamouri Badreddine, âgé de 13 ans et habitant la ville d’Aïn-Bessem, n’a toujours pas donné signe de vie.
Ses parents ainsi que ses proches ont passé le mois de Ramadhan ainsi que l’Aïd dans une atmosphère empreinte d’angoisse et d’incertitude. Ils affirment, cependant, qu’ils ne perdent pas espoir et continuent les campagnes de recherche entamées depuis les premiers jours de sa disparition. «On a cherché partout sans le trouver… En tout cas, nous garderons toujours espoir et tant que nous n’avons pas de nouvelles, nous continuerons nos recherches», nous dira Mohammed Lamouri, le père de l’enfant disparu que nous avons rencontré avant-hier, près de son domicile. Tout en remerciant les citoyens qui se sont solidarisés avec sa famille, notre interlocuteur a tenu à apporter un démenti ferme à toutes les rumeurs qui circulent. Selon lui, il s’agit de rumeurs infondées, puisque aucune de ces informations n’a été confirmée par les services de sécurité. «Ces folles rumeurs ne font qu’accentuer la pression et l’angoisse au sein de notre famille. Les services de sécurité qui travaillent toujours sur le cas de mon fils, ne nous ont rien confirmé. Nous n’avons reçu aucune demande de rançon de quiconque !», a-t-il martelé.
Le 30 avril au matin…
Pour rappel, Badrou est sorti de son domicile familial sis au quartier «Melouk Mohammed» de la commune d’Aïn-Bessem le samedi le 30 avril dernier vers un institut privé au centre-ville, où il devait suivre un cours de langue étrangère à 08h. Selon les témoignages de ses camarades, Badrou, qui a rejoint dans un premier temps la salle de cours, est reparti quelques minutes après, avant qu’il ne disparaisse. Les citoyens de cette localité qui ont organisé deux grandes marches et plusieurs opérations de recherche à travers plusieurs wilayas du pays, ne désespèrent pas à leur tour. D’ailleurs, d’après certains activistes du mouvement associatif local, une nouvelle marche de solidarité sera organisée dès la semaine prochaine. Les opérations de recherche seront également relancées, et ce, dans l’espoir de résoudre ce mystère qui plane désormais sur toute la wilaya de Bouira. D’après Karim H., militant du bureau local de la ligue algérienne des droits de l’homme Laadh, la relance de ces opérations contribuera probablement à la résolution de l’énigme. «Malheureusement et après plus de 100 jours de sa disparition, Badrou n’a toujours donné aucun signe de vie. Ses parents vivent dans la psychose et l’angoisse en permanence. Notre mobilisation ne représente qu’un petit geste en guise de solidarité avec eux», insiste notre interlocuteur, qui affirme que des associations d’autres villes de la wilaya de Bouira prendront également part à cette nouvelle marche : «Des associations de Bouira, Sour El-Ghozlane, M’Chedellah et Lakhdaria ont apporté leur soutien à notre campagne. D’ailleurs, elles participeront à la marche qui se tiendra prochainement. Elles lanceront également des campagnes de recherche et de sensibilisation dans leurs localités respectives», a-t-il ajouté. De leur côté les commerçants de la ville ont, eux aussi, adhéré à l’élan de solidarité en organisant une quête pour colleter une somme de 100 millions de centimes. Objectif : apporter des témoignages sur cette affaire. «Toute personne ayant des informations correctes concernant la disparition de Badrou est priée de s’adresser aux services de la police et sera récompensée de la somme de 100 millions de centime», lit-on dans un communiqué placardé dans les quatre coins de la ville. Outre la mobilisation des citoyens et des commerçants de cette localité les services de sécurité (gendarmerie nationale et police) poursuivent de leur côté les investigations et les recherches pour retrouver Badrou.
O. K.

