L’espace réservé aux marchands de volailles lors de la tenue du marché hebdomadaire, le jeudi, est, depuis quelques semaines, complètement à l’abandon, si ce n’est deux ou trois locaux qui tiennent encore leurs étals en fixant, bien évidemment, leurs prix à leur guise. «Je crois que je suis arrivé trop tard pour acheter un poulet et je vois que tous les marchands ont déjà plié bagage, et les deux qui restent proposent leurs poulets à trois cent (300) dinars alors qu’à l’extérieur, il est à deux cent cinquante cinq (250)», dira ce vieil homme rencontré sur les lieux. En effet, bien avant la fin du mois de Ramadhan, le service d’hygiène de l’APC accompagné des éléments de la sûreté de daïra, avaient averti tous les marchands de volailles qui fréquentent le marché hebdomadaire qu’il leur est interdit de procéder, à l’abattage des poulets sur place. «Nous ne pouvons plus nous rendre au marché car la police surveille, durant toute la matinée, notre activité alors que nos clients, qui viennent souvent des villages éloignés ou même de la ville, nous demandent de procéder à l’abattage immédiat de leurs poulets, ce qui nous est formellement interdit, depuis le Ramadhan», nous confie cet aviculteur des Ouadhias, qui tenait non seulement depuis plusieurs années son important étal inamovible au milieu de la large allée du marché de Draâ El-Mizan, mais était particulièrement connu pour être un casseur de prix. «Je crois que le fait d’interdire l’abattage de poulets à l’intérieur du marché est une bonne chose, car maintenant les lieux sont propres. Alors qu’avant cette interdiction, il y avait plus d’une trentaine de vendeurs qui ne disposaient même pas d’un robinet d’eau pour évacuer tout le sang qui restait dans leurs abattoirs improvisés. Il y avait de la saleté partout», nous déclare un père de famille, qui dit acheter son poulet son poulet, toujours chez le boucher.
Essaid Mouas
