Rentrant dans le cadre de l’aménagement des espaces verts, l’assemblée populaire communale de Seddouk, devant la dégradation subie par le parc de loisirs situé à la cité des 48 logements dans la ville de Seddouk, lui a dégagé une enveloppe budgétaire de l’ordre de 3 810 315,60 dinars pour sa rénovation. Un projet financé dans le cadre du plan de développement communal. Ce projet sera réalisé par l’entreprise ETB/TCE Tatah Larbi. Les équipements qui seront installés sont sept bancs en bois, divers jeux pour enfants comprenant un tourniquet, deux bascules à ressort avec figurines, une balançoire, deux jeux de ressorts. Ce parc qui a été créé en 2010 dans une cité à forte densité de population, répond à une nécessité d’offrir aux enfants de la cité un endroit où ils pourront s’épanouir. Mais malheureusement, au lieu de s’en servir et de le préserver, ils n’ont pas trouvé mieux que de la saccager en détruisant tous les équipements. Et c’est ce qu’ils ont fait aussi au terrain de jeux se trouvant à proximité qu’ils ont détruit en arrachant bois, gomme de la pelouse, clôture et portails. La ville de Seddouk compte deux autres parcs de loisirs, dont un construit devant le stade municipal de football sur un terrain qui a servi de cimetière chrétien depuis la création de la ville de Seddouk aux environs de 1880 jusqu’en 2006, date à laquelle les ossements s’y trouvant ont été transférés au cimetière chrétien de Béjaïa. Le cimetière chrétien de Seddouk qui n’a jamais connu d’entretien aurait subi une dégradation. L’ambassade de France en Algérie a restitué le terrain à la commune de Seddouk en souhaitant le voir servir pour l’émergence d’un édifice public. En ce sens, l’APC a réalisé un parc de loisir intitulé «Parc du tigre», le dotant de divers jeux pour enfants et de tableaux et rosiers d’embellissement. Il y a environ deux ans, l’APC a voulu le louer à un privé une information portée à l’intention de la population lors d’une délibération publique. Du débat qui s’en était suivi, les citoyens présents ont été catégoriquement contre la proposition. L’autre parc de loisir a été créé récemment à Ighil Hamama, un ancien quartier de la ville qui ne cesse de s’agrandir. Cette infrastructure de loisirs a été bien reçue par les bambins du quartier qui se retrouvent tous les week-ends pour s’adonner à cœur joie à leurs jeux préférés. Il est toujours bon de créer autant de parcs de loisirs en ville, mais les autorités qui gèrent les subventions de l’Etat destinées pour le développement de toutes les contrées de la commune prendront-elles conscience que les enfants vivant dans les villages ouvrent droit aussi de bénéficier d’infrastructures de loisirs pour leur épanouissement et ce, au nom de l’équilibre entre la ville et la campagne prôné par les pouvoirs publics ? Cette disparité sociale mérite d’être bannie.
L. Beddar
