«Mieux vaut prévenir que guérir», dit l’adage. D’après Mohamed Aboud, président par intérim de l’APC d’Aït Aïssa Mimoun, «le budget communal, tout entier, est versé dans l’entretien des routes. Et on n’arrive pas à maintenir une certaine qualité vu l’absence d’agents d’entretien qui devraient assurer le suivi. Et refaire à chaque fois nous coûte beaucoup d’argent».
La commune d’Aït Aïssa Mimoun compte quand même 23 villages. Et pour pallier un tant soit peu à ce problème, «le recrutement de 12 ouvriers qui se chargeront de ces travaux urge en ce moment,» estime M. Aboud qui parle d’un chauffeur d’engins, d’un maçon qualifié d’un électricien, d’un chef de parc et d’un responsable d’unité en plus de 7 agents d’entretien». «Faire face à l’entretien des routes au niveau des 23 villages n’est pas chose aisée, surtout pendant la saison hivernale. Des caniveaux bouchés causent énormément de dégâts en hiver. Quand l’eau déborde, elle engendre des glissements de terrains qui nécessitent des sommes d’argent faramineuses pour leur prise en charge, par l’aménagement des murs de gabions en pierre qui nous reviennent à 100 millions de centimes l’unité», argumentera notre interlocuteur, qui enchaîne sur le même ordre d’idées: «Si un travail d’entretien quotidien est effectué tout au long de l’année, on aurait évité ces dépenses inutiles». D’après toujours notre interlocuteur, «la requête a été faite depuis longtemps, mais les concernés n’ont pas répondu favorablement à notre demande relative au recrutement de ces agents d’entretien. Un autre manque persiste, aussi, au niveau de cette commune. Il concerne, cette fois-ci, le côté environnemental où la nature est agressée au quotidien -comme dans d’autres régions de la Kabylie, d’ailleurs- par ces déchets jonchés partout, formant des décharges sauvages à ciel ouvert à tout bout de champ. Notre vis-à-vis parle, cette fois, d’un manque humain et matériel : «Nous avons besoin de 5 éboueurs et de deux camions pour le ramassage des déchets ménagers. Actuellement, nous louons deux camions pour le ramassage de ces déchets. Nous butons, toutefois, sur un autre problème majeur, notre commune n’ayant pas été autorisée à verser ses déchets au niveau du CET de Tizi-Ouzou, alors que 18 autres communes sont autorisées à le faire». Pour ce responsable, la protection de l’environnement doit impliquer impérativement les autorités en haut niveau, en affectant des agents de surveillance habilités à sanctionner sévèrement des infractions observées sur le terrain. Il cite, comme exemple, le garde-champêtre d’autrefois. Aux yeux de cet élu, la sensibilisation à la préservation de l’environnement, à elle seule, ne suffit pas, il faut donc trouver d’autres alternatives. L’éducation à l’environnement dans les manuels scolaires aura, sans doute, un impact positif sur la préservation de la nature. Aussi, le recyclage du verre et du plastique sera d’un apport très appréciable pour l’écosystème. Le problème de l’alimentation en eau potable est aussi l’un des soucis de la municipalité. «Aussi bizarre que cela ne puisse paraître, l’eau n’arrive dans nos robinets qu’une fois tous les 10 jours, et pourtant, nous sommes à 5km à vol d’oiseau du barrage Taksebt», s’étonnera M. Aboud, sans omettre de soulever le dossier habitat rural où pas moins de 1 000 dossiers sont en instance depuis six mois au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou. Par ailleurs, la commune est raccordée à 100% au gaz naturel et la gestion de la mairie est exemplaire, puisqu’aucune fermeture de cet édifice n’a été observée. «Ceci est le fruit du travail de toute l’équipe. Je tiens pour l’occasion, à rendre hommage à tous les employés», se réjouira le maire intérimaire.
Hocine Moula

