Le mercure monte et monte encore. Par manque de vigilance, la végétation et l’arboriculture partent en fumée. Alors que mercredi dernier, la température indiquée sur le tableau de bord des véhicules climatisés indiquait les 45°,; voire 47° dans les habitacles, un feu de forêt est parti à partir de la RN 25 entre le Pont noir et le carrefour vers Iâllalen. En quelques minutes, les flammes aidées par un vent violent sont montées plusieurs mètres de hauteur. Au passage, ni la broussaille ni encore moins les oliviers n’ont échappé à leur furie. Par ailleurs, les quelques arbres fruitiers clairsemés dans ce périmètre n’ont pas été épargnés. Etant un endroit fortement boisé la superficie parcourue par les flammes a atteint de nombreux hectares. Il a fallu l’intervention des sapeurs-pompiers de l’unité de Draâ El-Mizan (à plus d’une trentaine de kilomètres de l’incendie) pour circonscrire le feu, le premier de cette saison estivale. D’ailleurs, de peur de voir les cendres ravivées, les pompiers n’ont quitté la zone que vers minuit. Il faut souligner que, dans cette commune disposant d’un vaste tissu forestier, l’un des plus importants de la wilaya, il ne se passe pas un été sans qu’une grande superficie ne soit réduite en cendres. «Parfois, par négligence au moment de l’incinération des déchets, des feux prennent ici et là et provoquent l’irréparable. Les années 2008, 2009 et 2010 ont été les saisons les plus catastrophiques. Notre village a perdu pratiquement tous ses oliviers séculaires. Et pour régénérer toutes ces oliveraies, il faudra des dizaines d’années. C’est toute une richesse qui a été décimée dans notre commune», nous confiera une source proche de l’APC. Celle-ci soulignera que la vigilance devra être de mise parce que la saison estivale n’est encore qu’à ses débuts. Si l’APC prépare comme chaque année cette saison en établissant le plan intervention en réquisitionnant le peu de moyens dont elle dispose, cela demeure toujours insuffisant pour participer à la lutte contre les incendies. Cependant, il serait plus judicieux que la direction de la protection civile programme dans cette commune un poste avancé de son unité de Draâ El-Mizan. » Notre commune est située à plus de vingt kilomètres du chef-lieu de daïra alors que la plupart de nos villages sont encore plus loin. La seule façon de permettre des interventions rapides reste la programmation d’au moins une sous-unité afin de parer non seulement aux incendies mais aux autres sinistres », estimera de son côté un responsable local.
Amar Ouramdane
