Ses amis étaient là !

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Il y avait du beau monde hier à Tassaft Ouguemoune pour la commémoration de la mort de Mustapha Bacha. Les amis du défunt étaient là autour de la famille Bacha.

Fondateur de plusieurs organisations politiques, syndicales et culturelles, à l’instar du Mouvement Culturel Berbère (MCB), du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), de l’Union démocratique des travailleurs (UDT) et enfin du Mouvement Pour la République (MPR), Mustapha Bacha était au devant de toutes les luttes démocratiques. Il était le militant «des causes justes» comme aimaient le surnommer ses frères de combat de son vivant. Terrassé par une crise cardiaque un certain 8 août 1994, au moment où le combat avait le plus besoin de lui, aujourd’hui ses amis, ses compagnons de luttes mais également des citoyens anonymes qui se reconnaissent dans son combat pour la démocratie, l’amazighité les droits de l’Homme et la liberté d’expression, se sont donnés rendez-vous, hier, à Tassaft Ouguemoun, une localité qui l’a vu naître un certain 28 juillet 1956, pour lui rendre un hommage appuyé. Ils sont venus des quatre coins de l’Algérie pour assister à la cérémonie de la commémoration du 22ème anniversaire de sa mort, organisée par la fondation qui porte son nom. Après l’accueil de l’athlète Hamid Djoudar qui a parcouru le trajet Tizi-Ouzou – Tassaft Ouguemoun en solo (de 7h à 10h), sous le slogan «Hamid Djoudar court contre l’oubli», une gerbe de fleurs a été déposée sur la tombe de Mustapha Bacha au cimetière du village, en présence d’une foule nombreuse venue se recueillir sur la dernière demeure de ce militant qui appartenait à la famille qui avance et qui a sacrifié toute sa vie pour ses convictions. Plusieurs personnalités ont pris part à cet hommage, entre autres ses compagnons de lutte dont Djamel Ferdjellah, Idir Benyounès qui a conduit une délégation du MPA, Nouredine Aït Hamouda, Ali Brahimi, Rachid Aït Ouakli, Mokrane Aït Larbi, ses amis du groupe Debza, le chanteur Aït Menguellet, la présidente de la fondation Matoub Lounès, en l’occurrence Malika Matoub, la fondation Amirouche, Hamid Ferhi du MDS, des présidents des APC de Tizi-Ouzou, d’Akbil, de Yattafen, d’Iboudraren, de Tinebdar (Béjaïa).

On est venu même de Tinebdar

Par ailleurs, une cérémonie de remise des prix aux vainqueurs du tournoi du football ainsi qu’une chorale exécutée par des élèves du CEM Frères Kerkache de la ville de Tizi-Ouzou ont été au menu. Les invités ont été conviés, par la suite, à revisiter le parcours atypique de Mustapha Bacha par l’intermédiaire d’une exposition retraçant son combat sous toutes ces facettes. Une waâda a été offerte également en l’honneur de ces hôtes de Tassaft Ouguemoun. «C’est une réussite totale. Nous sommes très satisfaits de cet événement. Je peux dire que nous avions bien négocié ce virage qu’on a pris pour atteindre les objectifs assignés à la fondation. Mustapha était un rassembleur et aujourd’hui sa fondation a rassemblé des citoyens de différentes sensibilités politiques et de différents horizons. Une exigence du contexte actuel. J’espère que c’est une première étape qui appellerait à d’autres. Je remercie tout le monde pour cette grandiose rencontre», dira Karim Bacha, président de la fondation. À signaler que le chantre de la chanson kabyle Matoub Lounès lui a rendu un hommage par une superbe chanson «Ay ahviv n tegrawla» (O ami de la révolution) dans son album ‘Assirem’.

Hocine Moula.

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