… À Aït Ouatas, ce fut sous un air de Farid El Atrach

Comme il est de coutume, le village Aït Ouatas, dans la commune d’Imsouhal, à 70 kms au Sud-est du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou, organise chaque été une cérémonie au profit des lauréats des différents examens scolaires, issus du village. En effet, cette année, le nombre d’admis a augmenté comparé à l’année précédente, notamment chez les élèves du primaire et du moyen où le nombre d’admis à l’examen de la 5ème est de 100%. Concernant les études universitaires, 3 étudiantes ont obtenu leur master. À cet effet, pour honorer ses 26 lauréats, le village a organisé la veille du week-end passé un gala artistique animé par l’idole des jeunes, Djilali Hamama, en plus des jeunes chanteurs amateurs du village qui avaient interprété à chacun son idole, qui d’Aït Menguellet, du Ali Ferhati… Néanmoins, s’il y avait quelqu’un qui a attiré l’attention des spectateurs c’est bien Khider Beriche, un quadragénaire qui a interprété la chanson «Ouahachtouni ya habaybi» du grand chanteur égyptien, Farid El Atrach. Cependant, il est à noter que des prix et des tableaux d’honneur en guise de récompense ont été attribués aux lauréats durant chaque entracte. Le président du comité du village a également été récompensé. «Ces récompenses symboliques sont un moyen de motivation qui enclenchera une dynamique à même d’impulser une concurrence et chez les élèves et chez leurs parents afin de se voir distinguer la fin de l’année devant tous les villageois et recevoir les prix de leurs semences», a-t-il déclaré. Et d’ajouter : «Pour nous, il n’y a pas de grand ou de petit examen, à chaque âge son niveau. Même si le BAC reste toujours ce fameux césar qui ouvre les portes de la réussite, le cursus scolaire est comme les escaliers, elles se montent une par une et cela nécessite de la persévérance».

Madjid Aberdache