Principes et Amertume est un nouveau roman de l’écrivaine et poétesse Ouarda Baziz Cherifi paru récemment aux éditions Terroir.
«Les rêves changent notre vision du monde. Ils le rendent plus accessible quand il ressemble à un mirage fuyant. Ils ramènent les sourires quand la peur, la tristesse, la colère, le mépris les ont dévastés. Les rêves nous font rêver, nous drainent et nous motivent à croire à l’existence de la magie à aller la chercher. Nul ne peut toucher les étoiles du ciel mais le rêveur peut y arriver par ses rêvasseries. Les rêves de la jeunesse sont les plus forts et les plus beaux car ils engendrent la fureur de vivre et de vaincre tous les obstacles pour parvenir à les réaliser. Malheureux est celui qui n’a jamais rêvé car il a sombré dans la monotonie et la morosité de son monde, sans cette gaieté et cette lumière que seuls, les rêves pouvaient lui donner. Les rêves sont comme le soleil qui brille pour tout le monde mais qui brille plus fort pour ceux qui ont le temps de le contempler. Radia, dans sa jeunesse rêvait de toutes ces choses qu’elle désirait. Mais, elle eut la malchance de vivre dans le monde où il était interdit, banni de rêver. Tel un tabou honteux et pesant, elle continuera de rêver, en silence, loin des regards, en prenant soin de ne pas heurter les esprits dormants. Un jour, avec la marche du temps elle fera de ses rêves déchus, des souvenirs qu’elle chercha à partager. Les partager pour les faire surgir de sa mémoire et leur payer un petit voyage dans le réel», telle est l’histoire de Radia illustrée par l’écrivaine dans ce roman. ‘’Principes et amertumes’’ est une confession intime à laquelle Ouarda Baziz Cherifi a donné une âme littéraire. Elle relate l’histoire d’une fille de sa génération qui s’est livrée à elle. Née en 1958, cette enseignante d’anglais en retraite, originaire d’Azazga, n’en est pas à son premier roman. Elle est auteur de trois recueils de poésie parus en France. L’écrivaine a aussi participé à plusieurs anthologies, dont ‘’plume… liberté… paix’’, en hommage à Gaza.
Kamela Haddoum

