Les habitants du village Ighil N’Djiber, dans la commune de Seddouk, sont montés au créneau pour dénoncer la diminution de leur part d’eau. Ils ont délégué ,lundi passé, jour de réception du maire, une dizaine de notables pour aller voir le P/APC lui faire part de leur mécontentement.
Selon Laâkel Laid, un ancien notable dudit village, à l’issue de cette rencontre tenue avec un vice-président suite à l’absence du P/APC, une solution a été préconisée par les notables et acceptée par le responsable. Contacté par nos soins, monsieur laâkel nous expliquera en détail la genèse de cette affaire. «À l’indépendance, notre village était alimenté en eau potable à partir du château d’eau desservant les deux autre villages du douar d’Amdoun N’seddouk, à savoir Seddouk Ouadda et Tibouamouchine. Comme la conduite principale alimentant notre village traverse une partie du village Tibouamouchine et du quartier Tiza, elle a été piratée par des centaines de branchements et à cette époque nous faisions face à une insuffisance d’eau. Pour y remédier, il y a 25 ans, j’étais notable et avec mes coéquipiers, on a pu décrocher un branchement à partir de la conduite principale alimentant le douar d’Amdoun n’Seddouk qui passe à côté du village. Nous avons donc solutionné depuis, le problème d’eau. Ce qui est incompréhensible, ces jours-ci on est revenu à la case départ suite à un branchement effectué pour les habitants du quartier Tiza à partir de notre conduite. Le comble, à la distribution de l’eau, les deux conduites sont laissées ouvertes. C’est de là justement, que surviennent les perturbations, car le quartier Tiza est situé sur du plat et l’eau lui parvient par aspersion gravitaire, et notre village est situé à 100m d’altitude, il est donc facile de comprendre que l’eau ira en premier lieu à Tiza et ce n’est qu’une fois la conduite de ce quartier est pleine qu’elle sera refoulée vers notre village», a-t-il dit. Et il ajoutera en parlant cette fois-ci des solutions préconisées à l’APC pour que leur village ait de l’eau suffisamment comme avant. «Nous avons seulement suggéré à ce responsable la fermeture de la vanne de la conduite de Tiza durant le temps qui nous a été fixé depuis la nuit des temps. Est-ce trop demandé ? Le responsable a pris note et a même promis de prendre en considération notre proposition. Nous attendons donc sa mise en œuvre sur le terrain», renchérit notre interlocuteur qui a profité de cette occasion pour parler des autres problèmes affectant ses compatriotes. «La route principale menant à notre village est dans un piteux état. Bitumée il y a environ 20 ans, la chaussée est complètement scarifiée. De ce fait, elle nécessite un projet de bitumage. Comme c’est les eaux pluviales qui sont à l’origine de la détérioration de la chaussée, un aménagement urbain s’avère indispensable avec la réalisation de caniveaux pour le drainage des eaux. Notre village est mal éclairé. Certains quartiers n’ont pas d’éclairage public. Nous souhaitons que l’APC va remédier à cette carence», a conclu cet ancien notable.
L. Beddar

