Le développement en souffrance – Des projets qui remontent à 2010 toujours pas lancés

Un nombre alarmant de projets inscrits dans le cadre du quinquennat 2010-2014 ne sont toujours pas lancés à ce jour à travers quinze communes de la wilaya de Bouira, à l’image notamment d’El-Adjiba, Sour El-Ghozlane, Bechloul et Bouira, selon des rapports des services de l’inspection financière et de la direction de la planification de la wilaya, rapports présentés récemment lors d’un Conseil de l’exécutif.

«C’est alarmant, tout ce nombre de projets non lancés à ce jour», s’est étonné Nacer Maskri, le wali de Bouira qui présidait le Conseil au cours duquel tous les détails de situation de projets ont été présentés par Daïras et par Communes. Selon les précisions fournies lors de cette rencontre, près de quatre milliards de dinars n’ont toujours pas été consommés pour la réalisation de plus de 1000 opérations dont certaines datent de 2012. «Qu’est-ce que vous attendez pour lancer ces projet ? C’est inadmissible», a lancé le premier magistrat de la wilaya à l’adresse des présidents d’Assemblées populaires communales (APC). «Je vous somme de les lancer dans les plus brefs délais avant que ces projets ne soient délocalisés et affectés pour d’autres régions qui sont dans le besoin, alors faites preuves de célérité», a insisté le wali. Ces projets non lancés concernent les différents secteurs notamment celui du logement, du sport, de l’urbanisme ainsi que de l’hydraulique. Cette situation de stagnation inquiète beaucoup les autorités locales de la wilaya qui n’ont pas cessé d’ailleurs d’interpeller les différentes parties concernées afin qu’elles contribuent efficacement sur le terrain pour la concrétisation des différents programmes de développement attribués à la wilaya depuis des années. A cause de ces retards, plusieurs communes souffrent toujours d’inexistence de certaines commodités notamment en matière d’urbanisme, de santé et d’enseignement ainsi que de sport. En l’absence d’une réelle bonne volonté de la part des élus, des communes risquent de perdre d’importants projets que les populations attendent depuis de longues années.

Toudert Sadi