Quelques jours avant la fête de l’Aïd El Adha, le collectif des habitants des bâtiments A et B de la cité des 200 logements, en face de l’ex-Onaco, a appelé à une grande opération de nettoyage du quartier. Et ils furent des dizaines, notamment de jeunes, à répondre à cet appel. Au terme d’une journée, la propreté avait repris le dessus sur les immondices qui jonchaient les alentours. Après le ramassage des bouteilles et des sacs en plastique, les volontaires ont arraché toutes les herbes sèches dont des chardons qui ont atteint plus d’un mètre et demi de hauteur. «La propreté est l’affaire de tous. Comme notre cité est située tout près d’une station pour les transporteurs vers Boghni, chaque matin, on trouve des dizaines de bouteilles en plastique jetées ici et là. Nous avions beau les ramasser, il y en avait encore et encore. Et puis, il ya le fait aussi que nos deux cours sont utilisées comme des parkings. Nous souffrons énormément du tapage qui en découle», nous dira un habitant actif dans ce quartier. Une fois que tout fut nettoyé les jeunes ont repeint en blanc les bordures de tous les espaces leur redonnant l’éclat d’antan. Par ailleurs, les résidents ont décidé de placer à l’entrée des cours de leurs immeubles des chaînes en métal en guise d’interdiction pour toute personne étrangère de venir y garer son véhicule. «Avec le temps, tout le monde finira par respecter ces espaces que nous défendons. Même si, pour le moment, il y a des altercations qui éclatent entre nos jeunes et certains automobilistes, ceux-ci finiront par se résigner», ajoutera notre source. Un deuxième intervenant enchaînera : «Dès le prochain printemps, nous y planterons d’autres arbres. Vous voyez déjà que ceux plantés depuis quelques années sont bien entretenus. Nous tenterons aussi d’organiser au mieux les bacs à ordures». Ces habitants veulent donc que leur cité redevienne propre, mais ils nous diront toute leur frustration du fait que les autorités locales et les services concernés n’ont pas répondu favorablement à leurs demandes de rénovation de leurs immeubles ne sont pas encore satisfaites. «Si tous les immeubles appartenant à l’OPGI ont été repeints et ont bénéficié de quelques travaux de rénovation, les nôtres n’ont pas été touchés par ce genre d’opérations. Nous saisissons cette occasion pour appeler ces responsables à jeter un œil de notre côté. Même le bitume qui recouvrait les cours a disparu depuis belle lurette», conclura le deuxième intervenant.
Amar Ouramdane
