Le Syndicat national des corps communs et ouvriers professionnels de l’éducation nationale (SNCCOPEN) a déclaré officiellement son retrait de l’intersyndicale à laquelle il s’est affilié auparavant. Le SNCCOPEN s’est réuni, samedi 22 octobre 2016, au siège social des ouvres sociales de l’éducation. Une réunion, selon le président Hallou Mohamed Arezki, qui a regroupé plus de 180 adhérents et qui a rendu publique une déclaration. Au cours de la réunion, trois points inscrits à l’ordre du jour ont été débattus, à savoir le retrait du SNCCOPEN de l’intersyndicale, la prochaine grève prévue au mois de novembre et la dénonciation à l’égard de certains directeurs qui continuent de menacer les ouvriers en grève. Pour le premier point cité nous lisons dans la déclaration: « Nous nous retirons de l’intersyndicale car elle n’a pas défendu les droits des ouvriers et autres agents de sécurité des établissements scolaires des trois paliers. Elle nous a rassurés au départ qu’elle défendrait les intérêts des travailleurs. Ce qui ne fut pas le cas ! Elle nous a lâchés, abandonnés et trahis ! ». La grève du mois de novembre sera suivie par le syndicat qui œuvrera en solo et des contacts sont en cours avec l’ensemble des travailleurs et ouvriers professionnels des établissements. Les ouvriers présents ont chargé le président de leur syndicat de demander une audience au directeur de l’éducation à l’effet de dénoncer « les agissements de quelques directeurs et gestionnaires qui ne respectent pas les travailleurs et le syndicat des corps communs, en contradiction des instructions de madame la ministre qui insistait sur le respect mutuel et un traitement d’un même pied d’égalité de tous les travailleurs du secteur ! » Les ouvriers n’ont pas omis également de dénoncer le favoritisme réservé à certains directeurs affiliés à des syndicats, sans les nommer : « Ces directeurs ont informé les élèves deux jour avant la grève des 17 et 18 octobre. C’est un fait grave, car de nouveaux enseignants se sont présentés pour travailler et ils n’ont pas trouvé d’élèves ! »
M. A. Tadjer
