Ighil Meloulen sans couverture sanitaire

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La population du village Ighil Meloulen dans la commune de M’cisna, vit une situation de dénuement qui confine au drame. «Notre village manque à peu près de tout. Nous sommes considérés comme des citoyens de seconde zone. On ne se rappelle de notre existence qu’à la veille des échéances électorales. Sitôt les élections terminées, on retombe dans l’anonymat et l’oubli», lâche, avec des relents d’amertume, un citoyen du village.

Incontestablement, l’absence de couverture sanitaire compte parmi les préoccupations majeures des infortunés villageois. Ceux que nous avons eu l’opportunité d’interroger sont unanimes à l’avouer : «Il y a des commodités dont on peut se passer, car elles ne sont pas, ou si peu indispensables. Par contre, celle en relation aves la santé fait partie du minimum vital, à laquelle devrait avoir droit tout le monde», relève un retraité.

Un autre villageois déplore qu’à l’heure où ailleurs, l’on se préoccupe d’améliorer la qualité des soins, Ighil Meloulen en est encore à quêter une hypothétique accessibilité, laquelle semble tenir d’un lointain mirage. «La santé de proximité, dont les pouvoirs publics semblent faire leur cheval de bataille, est un slogan creux, sans aucun prolongement sur le terrain, du moins dans notre contrée», clame un autre habitant du village.

Un jeune d’Ighil Meloulen défend le même point de vue: «De quelle santé de proximité peut-on se prévaloir, quand les malades se voient obligés de parcourir de longs trajets pour consulter un médecin ou voir un infirmier ?», s’interroge-t-il, interloqué. Les habitants d’Ighil Meloulen, rapportent-ils, se déplacent jusqu’au centre de santé du village Imoula, pour avoir droit à la moindre prestation de soins.

«Parfois, sur place, on nous apprend que le toubib n’est pas là et on est alors contraints de poursuivre la pérégrination jusqu’à la ville de Seddouk», déplore-t-on. A l’unanimité, ils plaident pour la construction d’une unité de soins, seule à même de les extirper de cette situation difficile.

N. Maouche

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