Béjaïa Après une rencontre nationale de plusieurs associations – Création du Réseau algérien au soin de l’orphelin

Sur initiative de l’association Soummam au soin de l’orphelin de Béjaïa et Kawafil el khir d’Alger, et sous le patronage du P/APW de Béjaïa, une rencontre nationale des associations caritatives s’est tenue, avant-hier, au niveau du théâtre régional de Béjaïa. Dix-huit associations caritatives, venues de dix-huit wilayas, ont participé à cet événement, dont le but, au-delà de sensibiliser l’opinion publique sur la situation de l’orphelin, était de créer le «Réseau algérien au soin de l’orphelin». Au cours de cette rencontre, les professeurs Mesdour Fares, de l’université de Blida, Rabeh Kechad, de l’université d’Alger, et le docteur Farid Triki, de l’université de Bejaia, ont animé trois conférences s’intitulant «Créativité au service de l’orphelin : des méthodes classiques aux méthodes modernes», «Gestion de l’œuvre caritative et les mécanismes de réussite» et «La notion de l’orphelin d’après la législation et la charia». En plus de ces conférenciers, un large public acquis à la cause, un représentant de la DAS de Bejaia, un représentant de la direction de la sureté de wilaya, ainsi que des représentants du mouvement associatif de la wilaya de Bejaia étaient présents. A rappeler que les travaux de la création de cette nouvelle association ont débuté à souk-El-Tenine au camping «Anissa Tour», le jeudi et vendredi passés. Selon M. Guedjali Sedik, président de l’association «Soummam au soin de l’orphelin», ce réseau national est crée dans le but de coordonner le travail des associations activant dans ce domaine à l’échelle du pays. Il a tenu à signaler, en outre, que son association, qui propose des aides dans le domaine de la scolarité, de la santé et du social, ainsi que dans le domaine sportif, s’occupe de plus de 850 orphelins éparpillés à travers toutes les communes de Bejaia, et ce, grâce à des donateurs anonymes et à des entreprises privées. Cependant, cette association fait face à un sérieux problème qui se résume en l’absence totale de locaux. «Nous louons les locaux que nous utilisons actuellement, mais le plus dur est que nous ne possédons pas assez d’espace pour le stockage des denrées mises à notre disposition par les donateurs», nous dit M. Guedjali. Dans l’après-midi, et après la pause-déjeuner, les membres de ce réseau ont procédé, en présence d’un huissier de justice, à déclarer la naissance de cette nouvelle association qui entamera son travail dans les prochains jours. Une aubaine pour cette frange de la société qui fait face à de moult difficultés.

Saïd M.