Pour la réussite de la campagne de vaccination des ovins et des bovins, la DSA a mobilisé tous les moyens humains et matériels.
Engagée depuis le 1er octobre, cette campagne a permis d’administrer 200 000 doses anti-clavelée, 40 000 doses anti-rabiques et 80 000 doses contre la brucellose. La clavelée, a tenu à rappeler l’inspectrice de wilaya, concerne ce qu’elle appelle «les petits ruminants», c’est-à-dire les moutons. «La vaccination contre la brucellose ne cible que les sujets jeunes. L’abattage devient obligatoire pour les plus âgés. Aussi, on met l’accent, dans cette campagne, sur le volet dépistage pour recenser ces sujets touchés, les isoler, ensuite les abattre et les enfouir», précisera l’inspectrice. Cet abattage est qualifié de sanitaire, dans la mesure où il permet de stopper la progression de la maladie. On sait qu’entre juin et juillet 2015, cette maladie a fait des ravages, atteignant même des sujets humains : une trentaine de malades furent pris en charge au niveau de l’hôpital Mohamed Boudiaf. C’est, alors pour éviter la répétition d’un tel scénario que des mesures sanitaires ont été prises cette année. Comme, toujours selon notre interlocutrice, cette maladie est endémique et qu’on ne peut lutter contre elle que par le dépistage qui conduit à l’abattage et la vaccination. Les consignes données en l’occurrence est de faire examiner toutes les personnes ayant été en contact avec les bêtes malades, par un médecin et de les mettre en observation. La campagne se poursuit jusqu’à la fin décembre et pourrait se prolonger au-delà si la nécessité se fait sentir. Ce qu’il faut ajouter, c’est que ce dépistage a permis de constater 5 cas de rage que l’inspectrice de wilaya a qualifié de sylvestre, c’est-à-dire que l’agent responsable de la maladie a été transmis par un chien, un chacal ou tout autre bête vivant dans les bois. Comme en montagne les troupeaux broutent en toute liberté, ils sont, donc, confrontés à aux risques de transmission de la maladie. Non seulement l’abattage des sujets atteints est dans ce cas obligatoire, comme pour la brucellose, mais aussi son enfouissement. Ces cas ont été enregistrés à M’Chedellah, Aghbalou et Takerboust, où se pratique ce genre de pâturage. La vaccination péri focale y est pratiquée de façon toute spéciale. Là aussi les personnes, en contact avec les sujets atteints, font l’objet d’une prise en charge de la part de la structure sanitaire où elles sont envoyées. Pour la brucellose, avec deux ou trois cas, on notera que le phénomène est considéré comme «ordinaire». De toute façon, la campagne en cours a pour objectif de juguler ces trois fléaux que sont la brucellose, la clavelée et la rage qui guettent en permanence le cheptel bovin, ovin et caprin.
Aziz Bey

