Les citoyens du village Aït Saïd, dans la commune et daïra de Bouzeguène, vivent depuis des années la peur au ventre, de voir leurs enfants emprunter, chaque jour, la route de l’école primaire Sadaoui Mohand Ouali, où un glissement de terrain ne cesse de s’amplifier depuis 2012. Ils dénoncent l’inaction des autorités locales qui «se contentent de promesses creuses». Il s’agit en fait d’un glissement de terrain tentaculaire qui a «balafré» la route en plusieurs tronçons et qui ne cesse de s’aggraver. En 2014, une commission, composée de 6 membres dont un représentant de la daïra, s’est déplacée à ce lieudit Jarrah, où se trouvent l’école primaire, la cantine scolaire qui ne fonctionne plus du reste, l’aire de jeux et les quatre logements de fonction occupés par des professeurs des lycées de Bouzeguene et Louda et un fonctionnaire du CEM. Sur instruction du chef de la daïra de Bouzeguène, un procès verbal a été établi constatant les dommages causés par le glissement à une partie de l’aire de jeux en surface et en profondeur, ce qui a provoqué la rupture du réseau d’assainissement notamment et l’effondrement d’un ancien bloc sanitaire de l’école. Un problème qui ne date donc pas d’hier et qui menace la sécurité des élèves et du personnel de l’établissement, notamment avec le retour des pluies. Les villageois, à travers leur comité, interpellent les autorités pour prendre en charge ce problème qui n’épargne pas non plus les morts, puisque le cimetière a également été touché. Ils craignent que des drames ne surviennent. Pour rappel, et comme rapporté dans notre édition du 30/08/2016, le maire de Bouzeguene avait assuré à la presse que le problème allait être pris en charge, qu’une entreprise avait été retenue et que les travaux était sur le point de commencer… Néanmoins, sur le terrain, rien n’a été fait.
Fatima Ameziane
