Université AKLI Mohand Oulhadj Département des sciences juridiques – La bibliothèque peu fournie

La bibliothèque du département des sciences juridiques, relevant de l’université Akli Mohand Oulhadj de Bouira, connaît une forte baisse en matière de fréquentation, et ce, à cause du manque d’ouvrages de références.

En effet, et depuis son ouverture en 2012, ce lieu connu pour être celui de la recherche, est loin d’être attractif pour les étudiants. De jour en jour, le nombre d’étudiants fréquentant la bibliothèque diminue. Même la petite salle de lecture, qui ne peut accueillir qu’une trentaine de personnes, ne se remplit presque jamais, malgré le nombre croissant annuellement des étudiants dudit département. D’après les étudiants rencontrés à l’entrée principale du susmentionné département, ce sont plus les livres qui posent problème. «Les livres dont dispose la bibliothèque ne sont que rudimentaires. Ce ne sont pas des ouvrages de références», déclare un étudiant de ladite université. Ce sont surtout les étudiants, en phase de préparer un mémoire ou une thèse, qui peinent à dénicher un livre de qualité pour effectuer un travail universitaire digne de ce nom. «Les étudiants qui préparent un mémoire ou une thèse sont contraints de remédier à ce handicap de leur propre chef», regrette Saïd, un étudiant en master. Il arrive que les étudiants se déplacent vers d’autres universités environnantes afin de se faire aider par d’autres étudiants qui leur prêtent les livres souhaités. Malheureusement, ce n’est qu’un moyen palliatif, auquel ne peut recourir tous les étudiants et les étudiantes. Par ailleurs, sur le marché, il est très difficile de trouver un livre de spécialité, et si par miracle, on le trouve, son prix est souvent excessif et pouvant frôler les 4 000 DA, selon certains étudiants. Interrogés sur cet état de fait, les services de l’administration nous ont confié qu’ils ont toujours agi de manière à satisfaire toutes les requêtes formulées par les étudiants. Cependant les chargés d’achat ne trouvent pas toujours le livre souhaité, ce qui les contraint d’opter pour une référence moins qualifiante, «c’est mieux que rien», disent-ils. Au demeurant, il faut signaler que même la bibliothèque centrale de la susmentionnée université, ouverte l’année dernière, ne dispose pas d’une réelle richesse bibliographique

Aziz C.