Qui eût dit qu’un jour, la population de cette commune rurale ne contesterait plus pour réclamer de l’eau potable? En effet, depuis le transfert progressif de l’eau du barrage de Koudiat Acerdoune (Bouira) vers le sud de la wilaya, cette denrée qui était rare est finalement disponible dans tous les villages à l’exception de Zaârour. « Nos démarches auprès de la direction des ressources en eau de la wilaya ont trouvé un écho favorable chez ses responsables qui ont inscrit une opération de raccordement de ce village au réservoir d’eau de Tizi N’Chréa. L’entreprise a été retenue. Finalement, la conduite a été réalisée », nous apprend M. Rabah Makhlouf en sa qualité de maire. Et de poursuivre: « Durant deux jours entiers, nous avons nettoyé le réservoir d’eau et nous l’avons désinfecté avec les produits nécessaires puis il a été rempli à partir de l’eau du barrage de Koudiat Acerdoune. À la fin de la semaine passée, l’eau est arrivée dans les foyers de ces villages. Ils sont maintenant desservis comme les autres. Vraiment, les habitants étaient très contents. Je peux vous dire qu’au jour d’aujourd’hui, tous nos villages sont alimentés équitablement. C’est un soulagement. Le défi a été relevé grâce à tous nos partenaires ». Pour le P/APC, si certaines perturbations apparaissent ici et là c’est à cause de la vétusté du réseau. « De nombreuses conduites nécessitent un renouvellement. C’est un autre défi qu’il faudra aussi relever. Nous essayons tout de même de rester mobilisés pour les réparations qui s’imposent. A chaque fois qu’il y a des fuites, nous mettons au service de l’ADE les moyens dont nous disposons pour rétablir l’alimentation lorsqu’elle est perturbée », assure-t-il. Il y a lieu de souligner que dans cette commune, toutefois, les ouvrages hydrauliques (réservoirs d’eau) ont été renforcés ces dernières années. « Lorsqu’il y a des réservoirs en nombre suffisant, on n’a rien à craindre pour stocker l’eau pompée à partir du barrage », conclut le maire. Enfin, il ne faudra pas oublier que les sources éparpillées ici et là dans les villages de la commune représentent aussi une quantité considérable en matière de ressources hydriques d’autant plus que certains hameaux sont nichés dans le massif montagneux du Djurdjura.
Amar Ouramdane
