Le commerce informel est de retour au chef-lieu même de la wilaya de Tizi-Ouzou. C’est ce qu’il est aisé de constater sur tout le long du boulevard de l’ Est, à partir de la station des fourgons vers Redjaouna en passant par le siège du Croissant rouge local, la station de fourgons vers Sikh Oumedour, jusqu’à la poste Chikhi. Des marchands se sont installés là depuis quelque temps déjà sans être inquiétés ni par les autorités locales ni par les services compétents de la sûreté de wilaya. Déjà que le boulevard est étroit, et les véhicules de ces marchands, chargés de fruits et légumes, le réduisent encore plus et rendent la circulation plus difficile. Et il est à craindre que d’autres sites, à travers le centre-ville, la haute ville et la nouvelle ville, ne se transforment de nouveau en points de vente anarchiques. Si cela se produisait, les gros efforts déployés par les autorités de wilaya seraient réduits à néant. Il est donc urgent que ces autorités interviennent et sévissent, avant que l’anarchie ne se généralise. Et aucun centre urbain n’est épargné aux quatre coins de la wilaya. Le commerce informel s’est même propagé à Tadmaït qui, jusqu’à un passé récent, ne connaissait pas ce phénomène. Mais avec ce qui se passe ailleurs sous les yeux des autorités, cela donne des idées à de plus en plus de personnes. A Tadmaït justement, le marché couvert qui devrait accueillir ces marchands de fruits et légumes (une quarantaine de stands) est toujours fermé, et cela dure depuis deux années. Les marchands reviennent progressivement et s’installent sur les trottoirs sans être inquiétés. A Draâ Ben Khedda, c’est la station des fourgons vers Tizi-Ouzou qui serait convoitée. Sur ce volet, le nouveau wali aura du pain sur la planche. Des mesures doivent être prises en urgence, car la fin du mandat des élus approche et leur esprit est ailleurs.
M. A. T.
